Le candidat d’En Marche Emmanuel Macron a nettement remporté la présidentielle en France avec 66,06 % de suffrage contre 33,94 % récoltés par la candidate de l’extrême droite, Marine Le Pen selon les résultats définitifs. « Le monde nous regarde », a lancé pour sa première déclaration, le 8e Président français.

Au-delà du caractère historique de ce scrutin qui porte au Palais de l’Élysée le plus jeune Président de l’histoire de la 5e République française (39 ans), c’est la grave décision que les Français étaient appelés à prendre : rétablir les frontières comme le leur proposait Marine Le Pen ou rester ouvert au reste du monde comme l’a revendiqué et assumé le très libéral et pro européen Emmanuel Macron. Entre le rejet et l’ouverture, le choix des Français est sans appel. À 66,06 %, qu’ils aient été macaronistes ou non, ils ont refusé de prendre le risque de goûter au populisme et son lot de protectionnisme et enfermement.

Pour l’Afrique qui a suivi de près cette élection, c’est aussi un grand soulagement. Alors que le programme de l’immigration du Front National représentait une sérieuse menace sur les étrangers y compris ceux qui sont en séjours légal en France.

Exit, également, le projet de la candidate malheureuse de revoir les conditions de regroupement familial si vital pour les Africains travaillant et payant leurs impôts dans l’hexagone, mais à qui on pouvait expliquer du jour au lendemain qu’il n’était plus possible de faire venir sa famille en France. Battue, Marine Le Pen ne peut plus non plus s’attaquer à la scolarité des enfants d’immigrés ni aux français possédant une double nationalité comme elle le prévoyait.

Si l’élection d’Emmanuel Macron ne vient pas régler toute la misère de l’Afrique et du monde, elle représente néanmoins un grand espoir dans un monde qui se referme de plus en plus sur lui-même.

5 mois après l’arrivée à la Maison Blanche de Donald Trump qui n’a pas perdu du temps pour fermer les portes des États-Unis, la défaite d’une autre populiste en France est une preuve qu’un monde plus humain est encore possible. Margré les difficultés économiques et le terrorisme qui menacent sérieusement la stabilité des États.