Par CAS-INFO

Le monde commémore les droits des femmes durant ce mois de mars, comme il en est d’habitude.
Cette année, cette célébration a été placée sous le thème, « le leadership féminin d’excellence, société égalitaire et numérique à l’ère de la Covid-19« .
Dans une interview accordée à la presse au sujet du combat de l’égalité du genre porté par cette journée, Anady-Sarah Kibalabala, directrice générale d’Objectif Group, qui la complexité du sujet estime que « la parité Homme-femme ne sera pas effective un jour car, la majorité des femmes n’a pas encore pris conscience de ce combat. Ce sujet est complexe ».

Par ailleurs, elle invite le chef de l’État a revoir en hausse le quota réservé à la femme pour le prochain gouvernement.

« 30 % ne représente rien, pourquoi pas 50%. Mais c’est un pas. On ne doit pas être négative vis-à-vis de la volonté du chef de l’État. Nous espérons que demain nous aurons 50%« , poursuit-elle.

En ce mois dédié à la femme, la Présidente de Objectif Group, affirme que la femme congolaise est un pouvoir. Se servant de son exemple, elle exhorte cette femme à commencer par prendre conscience de son pouvoir.
« Je dois simplement montrer à cette femme de ne jamais oublier que sur cette terre Dieu en créant il a voulu que l’homme soit une autorité. Mais la femme c’est le pouvoir. Travaillons pour le développement du Congo, pour faire plaisir à celui qui nous a créé« , a-t-elle insisté avant d’inviter les congolaises à oeuvrer pour « devenir indépendante et non tendre la main aux autres« .

Détentrice d’un diplôme de licence en communication des organisations, elle voit les portes s’ouvrir et être admise comme experte en monitoring dans le département de la communication du cabinet du Premier ministre Bruno Tshibala. Ce qui la pousse à s’organiser afin de donner la forme à une vision « Objectif » longtemps nourrie mais sans provision. Son expérience acquise dans le monde des médias la pousse à mettre en place un magazine pour valoriser les efforts des femmes qui se distinguent dans la société congolaise. Le nom sera vite trouvé et du coup, c’est la naissance d’Objectif Magazine.

Elle ne compte s’arrêter qu’aux médias, sa vision devient de plus en plus grande. Très difficile pour elle d’abandonner son Objectif qui faisait sa détermination de chaque matin, elle réussit à obtenir légalement les documents créant son entreprise malgré d’intenses tracasseries administratives. Ces tracasseries administratives, devenues monnaie courante et transformées en mode gestion, ont eu à étouffer beaucoup de projets des jeunes en situation financière difficile et créer la fuite des capitaux, mais Kibalabala y est parvenue. L’imposition des taxes et autres ne l’empêcheront pas d’avancer. Les charges (logistiques et salariales) qui entourent la rédaction des articles à publier en ligne (www.objectif-infos.cd) et dans la presse « traditionnelle » en papier (Objectif Magazine), vont la pousser à élargir ses contacts avec les experts en matière de Habitat et spécialistes en construction des logements sociaux. Cabinets d’avocats, ministères des affaires foncières ou ministère de l’urbanisme et habitat deviennent sa prochaine fréquentation. Après une bonne maitrise du domaine à travers le projet de vente des terrains à crédit dénommé « Cité Papa Simon Kimbangu », où elle intervenait comme associée, la femme aux allures ambitieuses et puissantes d’Afrique veut se distinguer. A travers un prestigieux projet idéal Maman Moseka, le surnom de sa défunte Maman, Georgette Konga Isako d’heureuse mémoire, décédée en 2019. Elle veut offrir, en tenant compte du pouvoir d’achat de ses concitoyens, des parcelles pour que chaque congolais quitte la vie de locataire pour devenir lui-même bailleur ou propriétaire de terrains. Le groupe se serre les coudes et travaille en commun dans l’unique but d’atteindre les objectifs assignés par la désormais Présidente Anady-Sarah. Très vite, alors très vite, la communication devient un outil important pour faciliter les échanges entre les potentiels souscripteurs (clients) et Objectif Habitat. Le sérieux de l’entreprise l’amène à terminer Maman Moseka I, II, III, IV et bientôt Maman Moseka V sera totalement liquidé, en attendant la construction des maisons préfabriquées de très longue durée.