Par KKM

La conférence épiscopale nationale du Congo a publié lundi son rapport de monitoring sur les manifestations publiques en période électorale en RDC. La Cenco note qu’au moins 56 personnes ont été tuées dont 52 par balle. Un bilan aussitôt rejeté par le gouvernement.

Pour Lambert Mende, ministre de la communication et porte-parole du gouvernement, il s’agit de chiffres qui n’aident pas les services de l’État à mener une vérification. « Nous sommes assez embarrassés parce que sans l’identité des victimes ou des présumés victimes, je ne sais pas comment un gouvernement peut entreprendre une enquête, une vérification, pour savoir exactement de quoi il s’agit », a répliqué le ministre.

« Les chiffre c’est quoi, il s’agit de personnes humaines, ils doivent avoir un nom. Dire qu’on a tué 50, 60 personnes, ce n’est pas ça qui doit aider un gouvernement à entreprendre une vérification, une investigation. Les professionnels de droits de l’homme donnent des identités des victimes de ces abus éventuels qui permettent aux services compétents de l’État d’enquêter pour pourvoir prendre de sanctions, là où il faudrait prendre des sanctions et dire ce qui s’est passé exactement », a poursuivi M Mende.

Malgré les détails fournis par la CENCO le gouvernement soutient que les chiffres avancés relevaient de la megestion médiatique des gens qui font la politique de discrédit, qui jette du discrédit sur le pays.

À moins de deux mois de la fin de l’année, la RDC redoute les violences. Alors que l’opposition projette de manifester contre le maintien du chef de l’État Joseph Kabila au pouvoir. Le 15 novembre dernier des manifestations des mouvements sociaux se sont soldés par des dizaines d’arrestations à travers le pays.