Par Tony-Antoine

A l’appel de sept pays membres de l’Onu: Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Suède, Pays-Bas, Cote d’Ivoire et Guinée équatoriale ; le Conseil de sécurité s’était réuni en formule Arria pour traiter les questions liées à l’évolution du processus électoral en Rdc, lundi 12 février à New-York. Le vice-premier ministre congolais des affaires étrangères, Léonard She Okitundu, présent dans les assises, a retracé les progrès réalisés. Outre, il a prévenu le rejet du gouvernement congolais de toute aide conditionnée pouvant provenir des partenaires internationaux donateurs.

« Le pays compte donc primordialement sur ses propres forces avant de compter sur celles des autres… Confiant, expliquait Okitundu, toutefois, si contribution il y aura, la Rdc demeure ouverte à en discuter avec les partenaires internationaux donateurs pour autant qu’ils soient respectueux de grands principes des relations internationales dont l’égalité souveraine et la non-ingérence dans les affaires internes. Aucune inconditionnalité ne sera acceptée « .

Arrive de minutes après, l’ambassadrice permanente des Etats-unis auprès des Nations unies, Nikki Haley, qui tout de même, en demi-mot, pose de conditions du soutien américain au processus électoral en Rdc: « nous sommes profondément préoccupé par l’insistance de la commission électorale à utiliser un système de vote électronique qui n’a jamais  été utilisé en Rdc… Justifiait-elle la position américaine, il va sans dire que l’utilisation d’une technologie inconnue pour la première fois lors d’une élection cruciale constitue un risque énorme… Ces élections doivent être tenues par de bulletins de vote en papier, pour que le peuple ne conteste pas les résultats.  Les Etats-unis n’ont pas envie de soutenir un système de vote électronique ».

Les dernières élections présidentielles et législatives en République démocratique du Congo remontent à 2011, soit plus de 6 ans passés. En décembre 2016 il devait y avoir à nouveau organisation de ces élections qui ont été reportées pour fin 2017, ensuite pour fin 2018. Depuis le premier report, les incertitudes politiques, marquées par des manifestations populaires réprimées à sang, planent sur ce pays en plein centre du continent africain.