Par CAS-INFO

Cette fois-ci la mise en garde vient d’Argentine, à l’autre bout du monde. Selon RFI, plusieurs ONG argentines ont récemment exhorté le gouvernement congolais à renoncer à utiliser la machine à voter aux prochaines élections prévues le 23 décembre 2018. La raison ? la fiabilité douteuse de ce dispositif auquel les Argentins avaient eux aussi fait recours en 2016 avant de l’abandonner.

Selon le constat des experts Argentins, ces machines, fabriquées par l’entreprise sud-coréenne Miru Systèmes, la même qui fournit actuellement cette technologie à la CENI, ne garantiraient pas le secret du vote.

« Tous les systèmes de vote électronique ont un problème en commun : quand l’électeur utilise une machine, rien ne lui garantit le secret de son vote. Il ne peut pas s’assurer que cet ordinateur ne permet à personne de l’observer. Car il est bien possible de pirater ces machines, simplement en utilisant un ordinateur et un poste de radio. L’électeur peut donc céder à des pressions », a expliqué l’un d’entre eux, interrogé par la radio française.

Des arguments qui ont pu convaincre les parlementaires argentins à mettre fin aux machines de Miru systèmes. Alors que les ONG argentines redoutent que le dispositif que la RDC s’apprête à utiliser est le même que celui rejeté dans leur pays, seront-elles entendues par Kinshasa ? Rien n’est moins sûr. Déterminée à utiliser ses machines, la CENI a intensifié ces dernières semaines la sensibilisation à leur usage, à travers le territoire national.