Le G7, plateforme a avoir déjà choisi officiellement Moïse Katumbi comme candidat, monte au front.  Au cours d’une conférence de presse mardi, son président, Pierre Lumbi est revenu sur le dossier de l’ancien gouverneur, mais aussi sur le processus électoral. Et le ton monte.

Soupçonné de détenir une double nationalité par le ministre de la justice, Alexis Tambwe Muamba, Moïse Katumbi peut ainsi compter sur le G7 qui entend bien le porter jusqu’au bout. « La double nationalité de Moïse Katumbi » est un « nouveau montage » du pouvoir auquel. Le G7 est prêt à faire face », a déclaré Pierre Lumbi » qui promet de prouver que l’ex gouverneur du Katanga est congolais,  « voir plus congolais que certains, » a-t-il ajouté.

« Le G7 exige, en outre, le retour sans condition du président Moïse Katumbi et réaffirme qu’il est son candidat à la prochaine élection présidentielle« , a-t-il renchérit.

Autre exigences de la plateforme, l’organisation des élections avant le 31 décembre 2017 par la Commission électorale nationale indépendante, CENI, sans laquelle, l’une des 10 plateformes signataires de l’acte de Genval « lancera avec l’ensemble des organisations politiques et sociales, des actions de mobilisation populaire et de désobéissance civique conformément à l’article 64 de la constitution. » Pas de troisième dialogue faute de sur quoi négocier prévient Pierre Lumbi.

N’ayant pas participé au gouvernement de Bruno Tshibala formé sur base d’un « arrangement particulier frauduleux, » le G7 « refuse de participer au CNSA pour la même raison » et maintient le cap sur les élections de décembre 2017 « sans Joseph Kabila » et qui devront être organisées sous « la supervision des Nations unies faute d’institutions légitimes en RDC ».