Par Edmond Izuba

L’incident s’est produit mercredi à l’aube. Il est à 4h50 à Kinshasa lorsque les éléments de la société de gardiennage EFIPROS aperçoivent un voleur. Se mettant à courir, ce dernier réussit à escalader le mur de l’Université Catholique du Congo. De là, une porte dérobée le mène vers l’archevêché. Autrement dit, le lieu où se trouvent les bureaux et la résidence réside du Cardinal Laurent Monsengwo.

L’homme qui possédait deux cartes d’identité, de militaire et de policier, est neutralisé. Interrogé, il a affirmé être dans le coin, à la recherche de l’archevêque de Kinshasa, non pas avec des mauvaises intentions, mais pour…lui demander une aide financière.

Alertée, la police, arrivée dans les minutes qui ont suivi s’est saisie du présumé voleur-policier-militaire qui doit désormais s’expliquer devant les autorités.

Le Cardinal Monsengwo est dans un conflit ouvert avec le pouvoir en place en raison de la crise politique en cours dans le pays et particulièrement ses demandes incessantes à plus de démocratie. Lors de l’une de ses récentes sorties, le prélat avait défrayé la chronique après avoir prié les « médiocres » de dégager. Renforçant un peu plus la tension entre lui et le gouvernement. Il n’en fallait pas plus à un voleur-policier errant, de donner lieu à tous les soupçon mêmes les plus inimaginables.