Par Tony-Antoine

Après près de 20 ans de présence de la Monusco en RDC, la mission la plus coûteuse de l’ONU avec ses 16000 casques bleus, de dizaines de groupes armés continuent de semer la désolation dans le pays. Le gouvernement congolais envisage désormais son « retrait définitif » d’ici 2020. Dans un entretien accordé au média français Le Monde, mis en ligne ce lundi 09 avril, la cheffe de la Monusco Leila Zerrougui a noté, elle, une « amélioration » de la situation.

« Si on demandait aux forces de maintien de la paix de sécuriser tout ce pays immense et dépourvu d’infrastructures, ce chiffre de 16 000 hommes serait une plaisanterie », a soutenu la cheffe de la Monusco. Avant de souligner « l’amélioration de la situation » dans ce vaste pays de plus de 2 millions de Km² le territoire.

« Je ne pense pas que la situation soit plus grave qu’auparavant. Les groupes armés ne tiennent plus de zones comme ce fut le cas par le passé. L’Etat exerce désormais un contrôle sur son territoire, même si des groupes armés continuent d’opérer dans certains secteurs. Je ne minimise pas leur présence, ni les menaces graves pesant sur les populations, qui paient un prix élevé », a fait valoir la représentante des Nations unies en RDC.