Par CAS-INFO

Le Mouvement de libération du Congo a ouvert jeudi son Congrès au Centre Nganda de Kinshasa. Objectif, préparer les troupes aux élections qui approchent à grands pas. Si la Secrétaire générale, Ève Bazaïba, a sonné la mobilisation, c’est la présence à la cérémonie de certains invités qui a intrigué.

Aux côtés des grandes figures de l’opposition, Félix Tshisekedi, Vital Kamerhe, Delly Sessanga ou encore d’Adolphe Muzito, la présence du Secrétaire permanent du PPRD a suscité bien de questions. « J’ai reçu l’aval du Président du parti [Joseph Kabila] pour venir assister au Congrès du MLC », s’est justifié Emanuel Shadari. Pourtant les critiques prononcées par le MLC contre le processus électoral ont de quoi être en contradiction avec la famille politique de Shadari.

Dans son discours, la Secrétaire général du MLC, a en effet dénoncé l’« intrusion illégale » de la machine à voter, le fichier électoral, qualifié de corrompu, en raison de l’enregistrement d’environs 10 millions d’électeurs fictifs mais aussi le dédoublement des partis politiques que l’opposition impute au camp du Président de la république.

Des griefs dont le Pouvoir ne veut souvent pas entendre parler mais que le MLC compte bien réparer en proposant à l’issue du Congrès son expertise électorale.  Le parti de Jean Pierre Bemba devra également s’apprêter à répondre aux critiques au sujet de l’invitation adressée aux représentants du chef de l’État.