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Vital Kamerhe, pourquoi, il «rechoisit»Joseph   Kabila

Fin Août, l'ancien président de l'Assemblée rompt avec les forces de l'opposition et rallie le dialogue de la Cité de l'Union Africaine. 

25 Août 2016 | Par Yvon Muya 


 


Samy Badibanga Premier ministre : à l'UNC on s'encourage comme on peut

Très vite la twittosphère s'est enflammée. Entre ceux qui s'éclatent de voir «le rouleur roulé» et ceux qui, dans les rangs de l'UNC, ont tenté de vite éteindre la déconvenue. Contre toute attente, Joseph Kabila a nommé son nouveau Premier ministre. Il est issu de l'opposition comme le prévoit l'Accord de la cité de l'Union Africaine. Et il ne s'appelle pas Vital Kamerhe.

Très vite l'ancien président de l'Assemblée nationale convoque une réunion d'urgence, «prévue de longue date», assure sa garde rapprochée. Mais le timing n'échappe à personne. L'UNC doit trouver les mots pour amortir le choc. 

Entre langue de bois et amertume

Officiellement, c'est le patron de l'UNC qui s'est chargé, en personne, de siffler la fin de moquerie. «Nous prenons acte de la nomination de Samy Badibanga». Vital Kamerhe est beau joueur (?). Et il ajoute : «Il [Badibanga] est proche de Felix Tshisekedi. Sa nomination pourrait permettre le retour du Rassemblement dans le giron de l'accord».Troisième homme à la présidentielle de 2011 et sans doute candidat aux prochaines élections, VK a par ailleurs assuré que ses ambitions étaient toujours au dessus du poste de Premier ministre. 

Mais si le commandant de l'UNC est resté debout en pleine tempête, au sein de la troupe certains ont eu du mal à cacher l'amertume. S'interrogeant, à l'image de ce très proche sur Facebook, sur la «notion de la parole du chef». Allusion à Joseph Kabila qui n'aurait pas respecté sa promesse. Tandis-que d'autres concédaient une surprise de la dernière minute.

Les manœuvres. Comme celles qui écartent aujourd'hui le seul parti qui a crédibilisé le Dialogue politique en y  participant. Reste que ce coup de théâtre qui vise à aller semer les troubles dans la «Tshisekedie» peut comporter des risques.

Dans sa sortie jeudi, il fallait bien L'écouter, Vital Kamerhe a insisté sur la date de la présidentielle avec une précision sur les deux jours du scrutin et de la passation du pouvoir (chose rare). Sa participation au gouvernement Badibanga «n'est pas non plus automatique». Tel un avertissement.

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