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Vital Kamerhe, pourquoi, il «rechoisit»Joseph   Kabila

Fin Août, l'ancien président de l'Assemblée rompt avec les forces de l'opposition et rallie le dialogue de la Cité de l'Union Africaine. 

25 Août 2016 | Par Yvon Muya 


 


POLITIQUE

S'il n'y a pas élections, Tshisekedi appelle «le peuple à se prendre en charge»

31 juillet 2016 |Par Yvon Muya avec Pisthou Mulumba et Edmond Izuba

Étienne Tshisekedi s'exprimant devant une immense foule lors du rassemblement de l'opposition ce 31 juillet 2016.Étienne Tshisekedi s'exprimant devant une immense foule lors du rassemblement de l'opposition ce 31 juillet 2016.

Étienne Tshiskedi était attendu.Il a répondu présent. Devant plusieurs milliers des partisans de l'opposition rassemblés dimanche à Kinshasa, le chef de fil de l'UDPS a été clair à propos de la crise politique dans laquelle est plongée la RDC : « s'il n'y a pas d’élections dans les délais prévus, le peuple doit se prendre en charge», a-t-il lancé.

Si la CENI, ne convoque pas le corps électoral le  septembre, comme le veut la constitution, ce serai de la haute trahison, a accusé le président du «Rassemblement» qui n'a pas perdu de sa ferveur, au moment de s'en prendre, par exemple au facilitateur. Le togolais, accusé de « traître», de « grand kabiliste». Si le facilitateur ne jouit plus de la confiance du peuple, mais qu'il travaille pour l'ennemi, il doit partir, a jugé Tshisekedi.

A propos du dialogue, l'opposant historique a rappelé les préalables posés par l'opposition, à savoir la a libération des prisonniers politiques dont les noms ont été transmis au groupe de soutien.

 

Moise Katumbi, un faux procès

Celui que beaucoup disent aujourd'hui proche de Moise Katumbi, ancien gouverneur du Katanga passé dans l'opposition, n'a pas oublié son nouvel allié, grand absent de ce rassemblement. Son procès est un faux procès, a tranché le lider maximo qui a même annoncé le retour au pays du candidat du G7 dans le pays : « il est déjà dans l'avion».

Coincé à l'étranger à cause de sa condamnation à 3 ans de prison dans une affaire de spoliation immobilière, Moise Katumbi a été pourtant présent place du boulevard Triomphal sur les calicots et banderoles.

Une marrée humaine

Vous êtes plus d'un million aujourd'hui. À la tribune, le chef des Fonus, Joseph Olengankoy, en maître de cérémonie n'a pas attendu pour saluer une mobilisation historique. Après le meeting de la Majorité qui a aussi mobilisé samedi au stade Tata Raphaël, la guerre des chiffres est lancée. L'agence Reuters a, quant à elle, compté plusieurs dizaines des milliers. « En tout cas moins que la MP. L'effet Tshisekedi n'aura pas joué à fond. Dommage », a écrit un conseiller de la majorité sur les réseaux sociaux.

Au-delà des chiffres, cette mobilisation annonce des moments de tension entre la majorité et l'opposition qui n'ont pas la même analyse de la fin du mandat de Joseph Kabila qui bloque tout un pays.

Fidèle à sa lutte non violente, Étienne Tshisekedi qui a commencé son message par rendre hommage aux victimes des conflits dans l'Est, a demandé à ses partisans de rentrer dans le calme à la maison. Pour éviter Kanyama, s'est-il amusé, faisant allusion au chef de la police de Kinshasa qui a été exemplaire tout au long des manifestations publiques ces derniers jours.

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