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Vital Kamerhe, pourquoi, il «rechoisit»Joseph   Kabila

Fin Août, l'ancien président de l'Assemblée rompt avec les forces de l'opposition et rallie le dialogue de la Cité de l'Union Africaine. 

25 Août 2016 | Par Yvon Muya 


 


[Reportage] -19 décembre : Kinshasa, entre militarisation et observation

Les camions de la Garde républicaine photographiés le dimanche 18 décembre sur le boulevard LumumbaLes camions de la Garde républicaine photographiés le dimanche 18 décembre sur le boulevard Lumumba

19 décembre | Par Pitshou Mulumba

 

Le 19 décembre n'est pas du tout un jour ordinaire à Kinshasa. C’est le moins qu’on puisse dire. À l’image des autres grandes villes du pays, la capitale congolaise est fortement militarisée. La présente photo (camions militaires) a été prise dimanche avant la coupure des réseaux sociaux et toute possibilité de transfert d’images par internet. Ce lundi matin, à Lemba et Matete, deux bastions de l'opposition, nos équipes racontent un calme inhabituel pour ces quartiers populaires traditionnellement mouvementés.

Au rond-point Super Lemba, quelques passants, une vingtaine, traînent. Ils attendent depuis des heures un taxi qui tarde à venir. Sous la surveillance des forces de l'ordre. Celles-ci ont pris d’assaut la station « Bonjour » juste à côté. Des forces de sécurité en alerte, avec un camion VBGR à jets d'eau de la police, prêt à intervenir.

Cet impressionnant dispositif sécuritaire également observé dans les autres coins chauds de Lemba, comme Terminus, Échangeur, route Kianza ou encore à Sous-région, n'impressionne pas, pour autant quelques groupes des curieux regroupés ci et là. Ils observent et discutent, en attendant de voir où les mènera cette longue journée.

Stations-services, boutiques, pharmacies et magasins restent hermétiquement fermés. Entre 9 heures et 10 heures, sur l'avenue Sefu, un groupe des policiers a fait usage de gaz lacrymogène pour disperser quelques jeunes massés non loin de la chaussée. 

Dans la commune voisine de Matete, on observe plus des motos que des véhicules. Tout tourne au ralenti. Quelques deux ou trois bus Transco circulent. Mais tous sont presque sans passagers à bord.

Pas d’affrontement ni de provocation. Exception notable à ce climat de psychose, au Quartier 1, le boulevard Kimbuta est rythmé par la musique et on se détend à coup de verre de bière. Les partis d’opposition qui veulent visiblement donner une chance aux dernières négociations n’ont pas appelé à manifester. A l'approche de midi, c'est une ville de Kinshasa tout de même dardée par les rayons solaires qui refuse encore de se réveiller. 

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