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Vital Kamerhe, pourquoi, il «rechoisit»Joseph   Kabila

Fin Août, l'ancien président de l'Assemblée rompt avec les forces de l'opposition et rallie le dialogue de la Cité de l'Union Africaine. 

25 Août 2016 | Par Yvon Muya 


 


RDC : un accord qui clarifie le débat sur le sort du chef de l'État

Joseph kabila, président de la RDC. Joseph kabila, président de la RDC.

31 décembre 2016 | Par CAS-INFO

 

C'est le point fort de l'accord que les évêques ont arraché entre le Rassemblement, coalition de l'opposition dirigée par Étienne Tshisekedi et la Majorité au pouvoir à Kinshasa : le sort du chef de l'État.

Contrairement aux résolutions de la cité de l'Union Africaine critiquées pour n'avoir pas abordé l'avenir de Joseph Kabila, l'accord signé ce samedi 31 décembre 2016 interdit formellement au président de la république qui vient de terminer ses deux mandats de modifier la constitution afin de briguer un nouveau bail à la tête du pays.

Si le président obtient de rester aux commandes jusqu'à la fin de l'année 2017, le calendrier risque de s'accélérer pour Joseph Kabila. À moins de ne pas respecter l'accord, les conséquences d'un tel compromis ne sont pas anodines. Premièrement, dans le cas où les engagements étaient respectés, la question du «dauphin» risque, très vite, d'agiter l'entourage du président. D'autre part, une non décision du chef de l'État sur sa succession pourraient attiser les appétits des potentiels candidats et semer le désordre. Gare à la guerre de succession !

Quels seront les vœux du président

Coïncidence du calendrier, la signature, ce samedi, de l'accord politique, sous la médiation de la Cenco, intervient quelques heures avant les vœux du chef de l'État pour le Nouvel an. Resté silencieux pendant les violences qui ont émaillé les dates des 19 et 20 décembre, Joseph Kabila a l'occasion de se rattraper. Il doit surtout se saisir de l'accord pour réinstaller dans les esprits des Congolais l'image du Père de la Nation considérablement mise en mal par la violence et la contestation. 

Comment ne pas se poser en garent du processus de transition pour amener le pays aux élections ? Comment ne pas annoncer des mesures de grâce tant réclamées en faveur des prisonniers politiques ? Comment, enfin, ne pas chérir ce pays qu'il a réunifié au prix d'énormes sacrifices en apaisant définitivement les tensions. Telles devraient être les questions du président de la république au moment de recevoir l'accord et d'ajuster son discours de «Bonne année». Il le doit aux millions des Congolais qui l'attendront ce soir à la télévision.

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