La version de votre navigateur est obsolète. Nous vous recommandons vivement d'actualiser votre navigateur vers la dernière version.

Centre d'Analyse et de Stratégies

Bureau d'études et de recherche sur la RDC et l'Afrique

CAS-INFO

Site d'information, d’enquête et analyse dépendant de CAS


 

Vital Kamerhe, pourquoi, il «rechoisit»Joseph   Kabila

Fin Août, l'ancien président de l'Assemblée rompt avec les forces de l'opposition et rallie le dialogue de la Cité de l'Union Africaine. 

25 Août 2016 | Par Yvon Muya 


 


RDC| POLITIQUE| Fin de mandat

RDC : Seul contre tous, jusqu’où Joseph Kabila est-il prêt à aller ?

Joseph Kabila, président de la RDC, arrivé fin mandat le 19 décembre 2016. Joseph Kabila, président de la RDC, arrivé fin mandat le 19 décembre 2016.

21 décembre | Par CAS-INFO

 

Entre neuf morts à Kinshasa selon le gouvernement et vingt six, selon l’ONG Human Rihgts Watch. Des victimes également à Lubumbashi. Jet des pierres contre Gaz lacrymogène à Goma. La prolongation controversée du mandat de Joseph Kabila à la tête de la République Démocratique a pris les allures d’une guerre civile, mardi, sur la majeure partie du territoire national. Alors que les négociations reprennent ce mercredi dans la capitale entre le Rassemblement de l’opposition et le pouvoir, les Congolais ne savent pas encore de quoi sera fait leur lendemain.

En tout cas, le chef de l’État, lui, garde silence. Comme s’il ne s’est rien passé, Joseph Kabila n’a pas pris la parole [les Congolais en ont l’habitude depuis 15 ans]. Sauf que cette fois-ci la situation est beaucoup plus grave. En l'absence des élections, l'opposition denonce un coup d'État et la Communauté internationale redoute «une guerre civile». Mais ni ce sang qui a encore coulé, ni les appels de la communauté internationale, encore nombreux mardi. Rien ne semble arrêter le « Raïs ».

Par contre, son gouvernement de transition, annoncé in extremis à quelques secondes de la fin de son bail au Palais de la Nation, lundi soir, est bien entré en fonction, et le pays reste fortement militarisé.

 Peut-il tenir sur la durée ?

Jusque-là le chef de l'État avait toujours réussi ses coups, fort de la légitimité dont il bénéficiait encore avant le 19 décembre. Cette fois-ci, Joseph Kabila est hors mandat et il a  face à lui, une jeunesse sans emploi, prête à en découdre. En plus, le concert d’appels au respect de la constitution se poursuit à l’international. La France, le Royaume Uni ou encore les États-Unis continuent à appeler au respect des droits Humains, mais surtout [et ça la Majorité au pouvoir ne veut pas en entendre parler], à l’organisation des élections en 2017.

Une chose est sûre, le président de la République qui n’a jamais manifesté l’intention de quitter le pouvoir est dos au mur. L’argument de manque d’argent pour ne pas organiser les élections dans les délais ne passe plus et les amis se font rares sur la scène internationale.

En cas d’échec pour un Accord de la dernière chance avec l’opposition, il ne restera à Joseph Kabila qu’un ultime recours : une opération Kamikaze. Bref, un suicide collectif qui risque de replonger le pays dans la violence. Synonyme d'un rendez-vous manqué avec l'histoire.

Lire également