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Vital Kamerhe, pourquoi, il «rechoisit»Joseph   Kabila

Fin Août, l'ancien président de l'Assemblée rompt avec les forces de l'opposition et rallie le dialogue de la Cité de l'Union Africaine. 

25 Août 2016 | Par Yvon Muya 


 


RDC : les fidèles, les durs et quelques opposants de l’« OUA », Joseph Kabila lance son gouvernement de combat

Le chef de l'État et le premier minstre Samy Badibanga, le 15 décembre au parlement. Le chef de l'État et le premier minstre Samy Badibanga, le 15 décembre au parlement.

20 décembre | Par CAS-INFO

 

Trois vice premier ministres, six ministres d’État et une équipe éléphantesque d'une soixantaine des membres. C’est à minuit, l’heure exacte de la fin du mandat du chef de l’État que le très attendu gouvernement de Samy Badibanga est, enfin, sorti. Annoncé à la télévision nationale. Alors que s’ouvre une période d’incertitude, Joseph Kabila n’a pas fait ses choix au hasard.

 Il rappelle aux affaires étrangères Léonard She Okitundu. Actuellement sénateur, son ancien directeur de cabinet est un homme des dossiers et connaît bien la sphère internationale. Lui qui  avait déjà dirigé la diplomatie congolaise sous Laurent Désiré Kabila, il va tenter d’arrêter la pluie des sanctions qui n'en finit pas de s'abattre sur Kinshasa. Une autre figure du régime prend les commandes de la sécurité intérieure. Il s’agit d’Emmanuel Shadari. Ciblé par les sanctions des Américaines, Évariste Boshab cède la place à un fidèle. À la tête du groupe PPRD à l’Assemblée nationale, Shadari prend la direction de la « machine à réprimer ».

Pas de changement à la justice ni à la communication où Thambwe Mwamba et Lambert Mende sont reconduits. En revanche, un retour remarquable. Celui d’Azarias Ruberwa. L’ancien vice-président va s’occuper de la décentralisation et de la réforme institutionnelle.

Du côté de l’opposition signataire de l’Accord du 18 octobre, c’est José Makila qui décroche le jackpot. Il est nommé vice premier ministre aux transports. Jean Lucien Bussa hérite du ministère du Plan, Stève Mbikayi à l’Enseignement Supérieur et Marie-Ange Mushobekwa aux droits humains.

Quelques sorties symboliques :  Triphon Kin kiey Mulumba. L’artisan de Kabila « désir » est remplacé par Justin Bitakwira aux relations avec le Parlement. Exit également, Germain Kambinga. Le « Macron Congolais n’a pas visiblement convaincu.  De son côté, Maker Mwangu met un terme à sa longévité au gouvernement et laisse le flambeau de l’Enseignement primaire et secondaire à Gaston Musemena, enfin, récompensé.

À noter aussi, la nomination de Willy Mishiki au poste de Vice-ministre des ressources hydrauliques. Il avait créé sensation en novembre en faisant défection du Rassemblement pour apposer sa signature sur l’Accord de la Cité de l’OUA. Privé de la Primature, l'UNC de Vital Kamerhe place, elle, ses deux poulins. Pierre Kangudia au Bugdet (ministre d'État) et Aimé Baugie Sangara au Commerce extérieur.

Reste à savoir si ce gouvernement sorti en pleine négociation va arranger ou compliquer la situation. Le Rassemblement qui n'a pas appelé à des manifestations lundi risque d’y voir un signe de défiance. Samy Badibanga prend les commandes d’une équipe qui va marcher sur les œufs.

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