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Vital Kamerhe, pourquoi, il «rechoisit»Joseph   Kabila

Fin Août, l'ancien président de l'Assemblée rompt avec les forces de l'opposition et rallie le dialogue de la Cité de l'Union Africaine. 

25 Août 2016 | Par Yvon Muya 


 


RDC | Politique | Conseil de sécurité

RDC : les émissaires du Conseil de sécurité « rassurés » après une mission éclair à Kinshasa

La délégation du Conseil de sécurité de l'ONU reçu par le chef de l'État congolais Joseph Kabila.La délégation du Conseil de sécurité de l'ONU reçu par le chef de l'État congolais Joseph Kabila.

12 novembre 2016 | Par CAS-INFO

Pour les ambassadeurs de la France et de l'Angola, à la tête de la délégation, le ton sera resté diplomatique jusqu'au bout. «Nous sommes venus voir de nos propres yeux et je sors de la RDC plus rassuré », a déclaré Ismaël Martins à l'issue d'une journée au cours de laquelle ils auront rencontré toutes les parties de la crise politique congolaise. Le chef de l'État Joseph Kabila, le Rassemblement, le MLC, la Majorité au pouvoir, mais aussi la frange de l'opposition qui avait accepté de participer au dialogue, conduite par l'ancien président de l'Assemblée nationale, Vital Kamehe.

De son coté, l'ambassadeur de la France François Delattre a affirmé avoir senti une forte convergence entre les parties pour éviter la violence, œuvrer à respecter la constitution et trouver une solution consensuelle.

Mais si les chefs de la délégation ont semblé s'astreindre au droit de réserve, le conseiller politique du Royaume uni à l'Onu n'a pas boudé son plaisir de tout raconter. Sur son compte twitter, Stephen Hickey a rendu compte, toute la journée, des séquences tendues entre Joseph Kabila et ses hôtes. Sur ses intentions au sujet du 3e mandat par exemple. « La Constitution est claire sur cette question. Il n'y a pas de 3e mandat. Mais elle pourrait être modifiée », aurait répliqué le président congolais qui se serait dit également dit curieux de voir tant d'attention portée sur la violation de la constitution au moment où de nombreuses violations sont constatées dans la région, a « twitté » Stephen Hickey.

Plus tard en conférence de presse , l'ambassadeur de l'Angola finira par déminer le terrain : «Il n'est pas question d'un 3e mandat dans ce pays, mais d'une feuille de route », a rassuré Ismaël Martins.

Tirs croisés dans la classe politique congolaise

Pour les différents partis, chacun y est allé de ses exigences. Le Rassemblement des forces acquises au changement dirigé par l’opposant historique Étienne Tshisekedi a posé ses conditions : la présidentielle en 2017 et un engagement du chef de l'État qu'il va quitter le pouvoir. Le MLC, le parti de Jean Pierre Bemba est sur la même ligne, mais veut une transition la plu courte possible avec des élections en Avril 2017.

Quant à l'opposition pro dialogue, emmenée par Vital Kamerhe, elle a fait valoir l'Accord conclu le 18 octobre, seul à même d'éviter le chaos. L'ancien président de l'assemblée nationale a même accentué la pression sur le chef de l'État qu'il a appelé à prendre le courage et à appliquer l'accord dès lundi prochain.

Une véritable foire d'empoigne couronnée par Henri Mova. Face aux appels du conseil de sécurité de voir la RDC connaître une première transition pacifique, le secrétaire général du PPRD a répondu sans ambages qu'une transition apaisée avait déjà eu lieu dans le pays. Entre Joseph Kabila et Joseph Kabila.

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