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Vital Kamerhe, pourquoi, il «rechoisit»Joseph   Kabila

Fin Août, l'ancien président de l'Assemblée rompt avec les forces de l'opposition et rallie le dialogue de la Cité de l'Union Africaine. 

25 Août 2016 | Par Yvon Muya 


 


RDC : le Rassemblement en passe de perdre la bataille de la rue

Des militants de l'UDPS, le jour du retour du chef de l'UDPS Étienne Tshisekedi, le 27 juillet 2016 à Kinshasa. Des militants de l'UDPS, le jour du retour du chef de l'UDPS Étienne Tshisekedi, le 27 juillet 2016 à Kinshasa.

19 novembre 2016 | CAS-INFO

 

Le moins qu'on puisse dire est que l'opposition en République démocratique du Congo est muselée. En l'espace de deux semaines, le Rassemblement, coalition réunie autour d'Étienne Tshisekedi a échoué à se réunir dans la capitale. Comme le 5 novembre dernier, la police, déployée en grand nombre, a contenu tout mouvement des opposants. Et une fois de plus, un match de football (des policières cette fois-ci) avait investi la place du boulevard triomphal choisi pour le meeting.

Faute de meeting, le Rassemblement a été contraint, finalement, de s’exprimer à travers une conférence de presse. Histoire de maintenir la pression sur le régime de Joseph Kabila. « Le Rassemblement invite tous les Congolais, toutes les plateformes, les partis politiques, les associations membres de la société civile à une mobilisation générale et déclenche à dater de ce jour, le compte à rebours de la fin du mandat de Monsieur Joseph Kabila, qui interviendra le 19 décembre 2016 à minuit, conformément à l'article 64 de la Constitution », a déclaré le secrétaire général de l'UDPS Jean Marc Kabund, chargé de lire la déclaration de la coalition.

Bataille de la rue, avantage Joseph Kabila

Pour le Rassemblement, cela fait, quand même, deux échecs et ça commence à faire beaucoup. Or, la frange la plus importante de l'opposition congolaise qui exige le départ du chef de l'État a besoin de la mobilisation populaire pour faire plier le pouvoir. Voilà, pourtant, deux tentatives que le «peuple» n'est pas au rendez-vous. Meme si la peur de la répression y est pour beaucoup. Avantage, Joseph Kabila.

Le chef de l'État qui vient de nommer un dissident de l'UDPS (Samy Badibanga, ndlr) au poste de premier ministre va sans doute poursuivre cette séquence en amplifiant sa campagne médiatique autour de sa nouvelle pêche d'origine kasaienne et tenter ainsi de diviser encore un peu plus une opposition affaiblie. 

Reste que les 30 jours qui séparent le pays de la fin officielle du mandat de Joseph Kabila s'annoncent mouvementés. La Communauté internationale multiplie les appels en vue d'un dialogue inclusif.

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