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Vital Kamerhe, pourquoi, il «rechoisit»Joseph   Kabila

Fin Août, l'ancien président de l'Assemblée rompt avec les forces de l'opposition et rallie le dialogue de la Cité de l'Union Africaine. 

25 Août 2016 | Par Yvon Muya 


 


RDC | Politique | Conseil de sécurité

RDC : le conseil de sécurité à Kinshasa où les positions se sont radicalisées

Le palais du peuple de Kinshasa, siège du parlement de la RDC. Le palais du peuple de Kinshasa, siège du parlement de la RDC.

12 novembre 2016 | Par Yvon Muya

 

Dans quelle direction vont-ils faire pencher la crise politique en RDC ? Une équipe des diplomates, membres du Conseil de sécurité de Nations unies est arrivée vendredi soir à Kinshasa. Ils ont pour mission de faire le suivi de la résolution 2277 sur laquelle était censé se baser le dialogue politique entre les parties congolaises.

Mais, ce dialogue s'est déjà tenu sans les principaux partis de l’opposition et l'accord conclu à l'issue des pourparlers renvoie la présidentielle à Avril 2018. Conduite par l'ambassadeur de l'Angola à l'ONU et celui de la France, la délégation du Conseil de sécurité va-t-elle réitérer l'appel à un dialogue inclusif.

Il faut dire que la communauté internationale a multiplié les positions contradictoires tout au long de la crise. Entre ceux comme la France et les États-unis qui appellent à l’organisation des élections dans un délais plus court en 2017 et les représentants de l'Afrique comme l'Angola qui, à l'occasion de la réunion de haut niveau le 26 octobre dernier à Luanda, ont validé l'accord de la cité de l'Union Africaine et apporté leur soutien à Joseph Kabila dont le mandat arrive à échéance dans un mois.

«Risque de guerre de civile»

Mais le plus inquiétant c'est le climat de défiance qui n'a pas cessé de s'installer entre le pouvoir et l'opposition congolaise. Dans une interview accordée pendant la semaine au journal britannique The Guardian, le leader de l'UDPS et président du conseil des sages du Rassemblement Étienne Tshisekedi n'a pas écarté le risque d'une guerre civile au cas où le président Joseph Kabila s'accrochait au pouvoir après le 19 décembre 2016. «Le peuple sera dans la rue. Kabila tuera un ou deux millions. Mais il ne tuera pas 70 millions», a prévenu son conseiller politique, Valentin Mubake. Une sortie que le patron de l'UNC Vital Kamerhe qui exclut l'idée d'un nouveau dialogue a qualifié d'irresponsable, mercredi.

Malgré les discussions entamées par l'église catholique pour trouver une solution consensuelle, chacun campe sur ses positions. Le conseil de sécurité qui parle rarement d'une seule voix va tenter une mission difficile pendant 72 heures.

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