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Vital Kamerhe, pourquoi, il «rechoisit»Joseph   Kabila

Fin Août, l'ancien président de l'Assemblée rompt avec les forces de l'opposition et rallie le dialogue de la Cité de l'Union Africaine. 

25 Août 2016 | Par Yvon Muya 


 


RDC - Jean Marc Ayrault récidive : « Ce n’est pas possible que ça continue comme ça. Il y a une constitution, elle doit être respectée »

Jean Marc Aurault, ministre francais des affaires étrangères. Jean Marc Aurault, ministre francais des affaires étrangères.

3 octobre 2016 | Par CAS-INFO

 

Le ministre français des affaires avait déjà énervé les autorités de Kinshasa après avoir estimé, la semaine dernière que la République Démocratique du Congo était au bord de la guerre civile. Parce que, selon, lui, il y a un « président qui veut garder sa place, alors que la constitution le lui interdit ».

Mais, Jean Marc Ayrault n’est pas du genre à se «la faire fermer». Invité de l’émission 64 Minutes sur Tv5, lundi, l’ancien premier ministre est revenu à la charge.

« Ce n’est pas possible que ça continue comme ça. Moi, j’ai dénoncé cette situation où un président en place n’a qu’un but, c’est de ne pas respecter la constitution pour garder le pouvoir. Il y a une constitution. Elle doit être respectée. Là, ce n’est pas de l’ingérence », a-t-il assené.

Le chef de la diplomatie française s’est par ailleurs défendu d’être le seul à rappeler le droit et les principes. « Il y a les autres pays de la communauté internationale, il y a les nations unies, il y a l’union Africaine qui le dit ».

Récidiviste, Jean Marc Ayrault a appelé à un vrai dialogue. « Parce que, sinon, ce qu’on peut craindre dans ce grand pays de de 60 millions d’habitants, c’est l’affrontement. J’ai même dit : le risque de guerre civile. Nous ne pourrions pas imaginer un tel drame. Parce que qui seront les victimes ? toujours les mêmes ».

Interrogé sur la réaction du ministre congolais de la communication qui, en réponse, aux critiques des autorités françaises, avait rappelé que la RDC n’était pas un département français. La réponse de l’ancien chef du Parti socialiste français est sans appel.

« Ça n’a rien avoir... C’est un pays qui a une constitution. Et la moindre de chose de celui qui parle c’est de respecter sa constitution. Imaginez qu’on fasse la même chose en France. Qu’est ce qu’on ne dira pas de nous. Il en aurait raison, si on ne respectait pas notre propre constitution. Par exemple, si François Hollande disait, bon, je reste au pouvoir, malgré la date des élections…Mais, là, il n’y a même pas de date d’élections en République Démocratique du Congo. Donc, il faut une date de l’élection », a-t-il insisté.

Joseph Kabila qu’il a invité à donner l’exemple. Mais aussi, Lambert Mende, apprécieront.

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