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Vital Kamerhe, pourquoi, il «rechoisit»Joseph   Kabila

Fin Août, l'ancien président de l'Assemblée rompt avec les forces de l'opposition et rallie le dialogue de la Cité de l'Union Africaine. 

25 Août 2016 | Par Yvon Muya 


 


POLITIQUE

Non, merci ! Les six militants de la Lucha déclinent la grâce présidentielle

24 juillet 2016

Les six militants de la Lucha lors d'une audition au tribunal de Goma.Les six militants de la Lucha lors d'une audition au tribunal de Goma.

C’est dans une lettre signée par tous les Six, que les militants de la Lucha se sont exprimés. « Nous voyons dans cette mesure de grâce, d’une part, la reconnaissance du caractère arbitraire,injuste et politique de notre arrestation et notre condamnation il y a 5 mois », écrivent Kabugho Rebecca, Kamundo Melka, Balisibisre Alipenda John, Kasereka Muhiwa Ghislain et Kambale Sivyavugha Serge, au chef de l’État. Cette mesure n’efface en rien les iniquités subies poursuivents les six actvictes. Mais « pour nous, la reconnaissance d’une injustice est en soi, un debut de justice ».

C’est au quatrième paragraphe que les détenus les plus célèbres de Goma dégainent leur bombe. Après avoir espéré que les mesures collectives de grâce prise par le chef de l’État seront appliquées rapidement et que le président de la République irait encore plus loin en ordonnant l’abandon des poursuites contre les autres prisonniers d’opinion, notamment Fred Bauma et Yves Makwamaba, leurs deux camarades détenus depuis 17 mois à Kinshasa, les 6 expéditeurs déclinent la grâce présidentielle :

 « Par solidarité avec nos camarades et tous nos concitoyens injustement privés de liberté et dont le sort est encore incertain, nous préférons rester en prison, quitte à aller jusqu’au bout de cette peine indue qui, de toutes manières, est presqu’entièrement consommée ».

C’est cela aussi notre liberté et notre dignité, concluent-ils.

Les mesures collectives de grâce présidentielle prises mercredi par le chef de l’État visent à décrisper la situation à quelques jours d’un grand rassemblement de l’opposition et alors qu’un dialogue politique se prépare dans le pays où on ne sait toujours pas si la présidentielle se tiendra à la fin de l’année comme le prévoit la constitution. La libération des prisonniers politiques fait partie de conditions posées par l’opposition pour participer au dialogue. Le facilitateur de ce dialogue, Edem Kodjo a annoncé samedi la date du 30 juillet comme marquant le début des travaux préparatoires.

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