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Vital Kamerhe, pourquoi, il «rechoisit»Joseph   Kabila

Fin Août, l'ancien président de l'Assemblée rompt avec les forces de l'opposition et rallie le dialogue de la Cité de l'Union Africaine. 

25 Août 2016 | Par Yvon Muya 


 


Noël et politique en RDC : la violente charge « urbi et orbi » du Cardinal Monsengwo contre Joseph Kabila

Le Cardinal Laurent Monsengwo reçu au palais présidentiel par le chef de l'État.  Le Cardinal Laurent Monsengwo reçu au palais présidentiel par le chef de l'État.

25 décembre | Par CAS-INFO

 

Il ne cite pas le nom du chef de l’État. Mais, il faut être sourd pour ne pas comprendre à qui le Cardinal s’adressait samedi soir dans son homélie de Noël en la Cathédrale Notre Dame.

« Le fait de prendre le pouvoir par les armes ne justifie pas qu’on ne puisse le quitter que par les armes. Il est révolu le temps où l’on prenait le pouvoir par les armes. Il est révolu le temps où l’on cherchait à conserver le pouvoir par les armes, en tuant son propre peuple, ces jeunes qui ne réclament que leurs droits de vivre un peu plus dignement », a mis en garde Mgr Laurent Monsengwo.

À l’expiration du second et dernier mandat de Joseph Kabila le 19 décembre dernier, le pays avait été fortement militarisé. Ce qui a occasionné la violence et des dizaines des victimes. Le message du prélat intervient dans un moment particulier où tout le pays attend l’aboutissement des négociations de la « dernière chance » entre la Majorité présidentielle et le Rassemblement. Sous l’égide de l’église catholique dont Monsengwo est le numéro un, ces discussions doivent permettre d’organiser une transition en vue d'élections fixées à la « fin 2017 ».

Monsengwo, le récidiviste

En janvier 2015, Laurent Monsengwo s’était déjà illustré par une prise de position hostile au pouvoir. Il ne s’était pas empêché de s’opposer publiquement « à toute révision de la Constitution et à la révision de la loi électorale ». On se souvient encore de son « cette élection n’est conforme ni à la justice ni à la vérité » pour qualifier la victoire contestée du chef de l’État lors de la présidentielle en 2011.

Mais l’histoire de Monsengwo, l’église catholique et les pouvoirs ne date pas de Joseph Kabila. À la tête de la Cenco 1992, c’est lui qui est désigné pour diriger la Conférence Nationale Souveraine. Il appelle, à travers, l’église catholique, à manifester pour protester contre la fermeture du forum par Mobutu.

25 ans plus tard, la Cenco préside encore un dialogue politique en agitant la menace d’un plan B.  

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