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Vital Kamerhe, pourquoi, il «rechoisit»Joseph   Kabila

Fin Août, l'ancien président de l'Assemblée rompt avec les forces de l'opposition et rallie le dialogue de la Cité de l'Union Africaine. 

25 Août 2016 | Par Yvon Muya 


 


PRÉSIDENTIELLE 2016

Moïse Katumbi veut « redonner confiance au peuple congolais »

05 juillet 2016 | Par Yvon Muya

Moïse Katumbi, participant à un sommet sur la sécurité à MunichMoïse Katumbi, participant à un sommet sur la sécurité à Munich

Il a décidé de sortir de son silence et il parle beaucoup. Après un message très offensif sur son compte twitter le jeudi 30 juin, jour de l’indépendance, une double interview dans les journaux belge et français, la Libre Belgique et le Monde lundi, Moïse Katumbi était ce mardi invité de l’émission 64’ sur TV5 Monde. Sa candidature à la présidentielle, les affaires judiciaires, le processus électoral ou encore son programme de gouvernement, l’ancien gouverneur du Katanga est revenu sur tous les sujets.

 « C’est une chance d’être congolais, mais aujourd’hui la population est très pauvre », fait remarquer le candidat du G7 déclaré à la présidentielle de 2016. Car le riche homme d’affaires se vante, lui, d’avoir fait bouger les choses à son arrivée à la tête de la riche province minière là où ses prédécesseurs n'ont pas assez fait. Entre 3, 6 millions d’enfants scolarisés contre 300 mille, 1500 Km de routes construites à la place de quelques 400 km laissés par le colonisateur belge, , Moïse Katumbi s’est également félicité d’être le champion de l’économie : « Quand je suis arrivé […], j’ai trouvé la production du cuivre à 8 mille tonnes/l’an et je suis passé à 1,3 millions tonnes/l’an », rappelle-t-il. Tout comme les recettes douanières passés à plus d’un milliard de dollars par an sous sa gouvernance.

Mais la priorité pour l’opposant congolais demeure « l’alternance au pouvoir ». Le sujet tient en haleine tout le pays. Condamné à 3 ans de prison dans une affaire immobilière qui le prive à ce jour de participer à la présidentielle, Moïse Katumbi s’est montré serein. « C’est de fausses condamnations » a-t-il assuré arguant que tout est fait pour simplement « nuire » à sa personne. Pour Moïse Katumbi, la justice est inféodée [au pouvoir]. « Mais les gens doivent faire très attention, parce que le jour où il y aura une première alternance le 19 décembre 2016 [ndlr, marquant l’expiration du mandat de Joseph Kabila], je porterai plainte », a-t-il prévenu.

 

         “Je suis candidat, je vais rentrer au pays”

 

Une alternance toujours improbable à ce jour, alors que le pouvoir multiplie les manœuvres pour retarder l’échéance. « Je suis candidat, je vais rentrer au pays », a promis celui qui veut bien poser ses valises au Palais de la Nation et qui appelle le peuple congolais à se mobiliser. « La Cour Constitutionnelle n’a pas le droit de donner même une minute de plus au président Kabila, elle n’est pas au-dessus de la Constitution, […], la Cour constitutionnelle n’a pas demandé de retarder la présidentielle », a ajouté Moïse Katumbi. Avant d’inviter le président Kabila à rentrer dans l’histoire et de devenir celui qui aura céder pacifiquement le pouvoir.

Pour l’heure les deux camps semblent prêts à en découdre. À l’image du président du groupe majoritaire à l’Assemblée nationale Emmanuel Shadari qui promettait encore lundi un discours musclé pour le maintien de Joseph Kabila à la tête du pays. De son côté, l’opposition organise un grand rassemblement le 31 Juillet. Le leader de l’UDPS Étienne Tshisekedi longtemps absent du pays y est annoncé.

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