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DÉCÈS

Malumalu : la mort d'un homme  «têtu» et « travailleur »

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Apollinaire Malumalu, ancien président de la CEIApollinaire Malumalu, ancien président de la CEI

Le diocèse de Butembo (Nord Kivu) a annoncé vendredi la mort de l’Abbé Apollinaire Malumalu. Hospitalisé depuis plusieurs mois à Dallas aux États-Unis, l’ancien président de la Commission Électorale Indépendante (CEI) décède après avoir lutté longuement contre une maladie. Comme à chaque annonce (de sa mort), devenue une habitude, cette triste nouvelle a fait réagir la classe politique et sur les réseaux sociaux. L’Abbé Malumalu était devenu un personnage central de la vie politique congolaise.

Prêtre catholique et membre du diocèse de Butembo, Malumalu fait son irruption spéctaculaire dans la vie politique à l’occasion des premières élections démocratiques que le pays n’avait pas connu depuis l’indépendance en 1960. C’est lui qui les organise en 2006, à la tête de la CEI. Pour autant Abbé Malumalu n’est pas venu, brusquement dans l’arène politique durant cette année électorale. Membre de la société civile, il prend part aux pourparlers de Pretoria en 2002. Négociations à l’issue desquelles il sera désigné à la tête de la commission électorale.

Têtu et « proche du chef de l’État » pour ses détracteurs. Travailleur et discipliné pour ses admirateurs. C’est sous ces qualificatifs tiraillés qu'Apollinaire Malumalu organise les très mouvementées élections présidentielles et législatives le 30 juillet 2006, remportées par l’actuel président de la république Joseph Kabila Kabange.

Ce scrutin de 2006, qui marquera à jamais l’image de Malumalu dans la mémoire des Congolais, terminé, le prélat se trouve un autre créneau, celui de faiseur de paix. Il dirige Amani Leo, une conférence de paix, à Goma en 2007. Conférence qui visait à mettre un terme au conflit entre le gouvernement et les rebelles du CNDP de Laurent Nkunda. Ce qui l’amène d’ailleurs à prendre part aux pourparlers de Kampala entre le gouvernement et une autre rebellion, du M23 6 ans plus tard. Il est aussi à la manœuvre en 2012 lorsque les confessions religieuses déposent une pétition aux Nations unies pour réclamer des sanctions contre le Rwanda, accusé d’être à la base de violence dans l’Est du pays.

Serein, compétent, capable de faire face aux situations difficiles. Les qualités de Malumalu, que décrivent ceux qui l’ont côtoyé correspondent justement à celui qui est resté une référence sur le continent africain et ailleurs dans le monde en matière d’organisation des élections. Nommé de nouveau à la tête de la CENI, la Commission Électorale Nationale Indépendante, il s’apprêtait à revenir à la charge, avant de se voir obligé de jeter l’éponge en 2015, accablé par une tumeur au cerveau qui a eu raison de lui dans la nuit de Jeudi à vendredi aux États-Unis. Loin de son Congo et son Butembo natal où il avait l’habitude de dire qu’il y était beaucoup respecté. Tout comme une majeure partie des congolais.  

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