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Vital Kamerhe, pourquoi, il «rechoisit»Joseph   Kabila

Fin Août, l'ancien président de l'Assemblée rompt avec les forces de l'opposition et rallie le dialogue de la Cité de l'Union Africaine. 

25 Août 2016 | Par Yvon Muya 


 


Les atermoiements, la résistance, puis, le ralliement «déguisé» du clan Badibanga 

Samy Badibanga, Premier ministre du gouvernement congolais issu de l'accord du 18 octobre 2016. Samy Badibanga, Premier ministre du gouvernement congolais issu de l'accord du 18 octobre 2016.

15 Janvier 2017 | Par CAS-INFO

C'est le dernier acte d'une séquence politique qui n'a pas fini de se dérouler pièce après pièce sous les yeux des Congolais. Dans un document des propositions sur l'«arrangement particulier» transmis samedi à la Conférence épiscopale nationale du Congo, l'actuel Premier ministre, accompagné de trois de ses ministres, Azarias Ruberwa, José Makila et Jean-Lucien Bussa, décrète : «le premier ministre est issu de l’opposition et il a déjà été nommé conformément à la Constitution». Autrement dit, j'y suis et j'y reste... Vraiment ?

D'abord. Une évidence. À ce jour, Samy Badibanga est un des acteurs majeurs de la dernière phase du processus de sortie de crise que traverse le pays. En raison, premièrement, du poste «stratégique» qu'il occupe. Chef d'un gouvernement issu de l'accord du 18 octobre, il sert de trait d'union entre la cité de l'Union Africaine et le Centre interdiocesain. Un élément d'analyse dont les participants aux travaux de la Cenco ne peuvent se passer. La preuve, il (avec son gouvernement) bloque la machine depuis deux semaines.

La deuxième explication (la moins heureuse) de sa présence au devant de la scène consiste dans le fait que l'accord du 31 décembre 2016 signe l'arrêt de mort de son gouvernement. Résultat, il y a panique abord.

Du rejet de l'accord de la Cenco à l'arrangement particulier 

En effet, les propositions de Samy Badibanga et son équipe constituent un changement de pied spectaculaire. Alors que le premier ministre et ses amis n'avaient jamais reconnu le compromis de la Saint Sylvestre. En acceptant le principe même de participer à l'arrangement particulier avec leurs propositions, ils valident implicitement un accord qui les condamne. Mais, le font avec méthode. Ça s'appelle, sauver la face.

24 heures plus tôt, les trois ministres de l'«écurie» Badibanga avaient pourtant refusé de donner suite à l'appel des Evêques partis les rencontrer jusque chez eux dans leurs bureaux. Par ailleurs il y a quelques jours, ils venaient de mettre sur pied une plateforme dénommée OPSA, Opposition signataire de l'Accord du 18 octobre. Objectif, rejeter et dire tout le mal qu'ils pensent de l'accord de la Cenco qui «ne permet pas de résoudre la crise électorale», ont-ils clamé. 

Néanmoins, en hommes politiques avertis, les « quatre » savent très bien que leurs jours sont comptés. Ils savent aussi qu'à l'étape actuelle des discussions, il n'est plus possible de revenir sur les décisions prises dans la nuit du 31 décembre et confirmées par les signatures y compris de la Majorité présidentielle. L'une d'entre elles confie explicitement le poste de Premier ministre au Rassemblement.

Au lieu d'inquiéter, les dernières manoeuvres du clan Badibanga peuvent apparaître, plutôt, comme un cri de ralliement à un accord salué par toute la communauté internationale. 


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