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Vital Kamerhe, pourquoi, il «rechoisit»Joseph   Kabila

Fin Août, l'ancien président de l'Assemblée rompt avec les forces de l'opposition et rallie le dialogue de la Cité de l'Union Africaine. 

25 Août 2016 | Par Yvon Muya 


 


PRÉSIDENTIELLE 2016

Joseph Kabila à Kalemie : « nous allons organiser des élections »   05 24 juin 2016 | Par Yvon Muya

Joseph Kabila, chef de l'Etat, RDC (Archives)Joseph Kabila, chef de l'Etat, RDC (Archives)C'est sur ses terres, à Kalemie, dans le Tanganyika où il poursuivait sa tournée dans l'Est du pays, que le chef de l'État, s'est, enfin, exprimé sur la situation politique qui tient en haleine tout un pays. Alors que de nombreux Kalemiards fortement mobilisés lui ont offert un accueil triomphal au rythme de " wumela ", Joseph Kabila a, dans un discours à la population, lâché : « j'entends... mais, je tenais à dire ceci, nous sommes en démocratie. Cela signifie que nous allons organiser des élections ».

Nous allons reprendre le processus électoral, a promis le chef de l'État, au cœur des critiques, notamment de l'opposition qui le soupçonne de chercher à se maintenir au pouvoir. Une opposition à qui Joseph Kabila a réservé quelques piques : « à ceux qui disent qu’il n'y aura pas d'élections et qui prédisent un bain de sang, je vais leur demander, le sang de qui va couler ?

Pour le président de la république visiblement déterminé à mettre fin à une crise aux conséquences déjà désastreuses, le sang, notamment, celui de Kalemie, a déjà assez coulé. C'est pour cela que vous devez vous préparer au processus électoral.

Problème, Joseph Kabila ne donne aucune date dans ce discours qui constitue tout de même une avancée. C'est pourtant les délais constitutionnels qui cristallisent les passions dans le débat politique.

Cette première prise de parole du président intervient au lendemain de la pression accrue de la communauté internationale qui l'appelle à organiser les élections en Novembre 2016. Jeudi, les États-Unis ont annoncé des sanctions à l'encontre du chef de la police de Kinshasa, le Général Célestin Kanyama, présenté comme l'un des piliers du régime. De son côté, l'Union Européenne a préfère privilégier la voie du dialogue, tout en agitant le levier des sanctions au cas où rien n'était fait pour organiser les élections.                                                                                       Pour Joseph Kabila, il rompt un (très) long silence et relance le débat sur ses intentions.                      

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