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Vital Kamerhe, pourquoi, il «rechoisit»Joseph   Kabila

Fin Août, l'ancien président de l'Assemblée rompt avec les forces de l'opposition et rallie le dialogue de la Cité de l'Union Africaine. 

25 Août 2016 | Par Yvon Muya 


 


POLITIQUE

Grâce présidentielle ?  Insuffisant pour la Lucha, bien, mais pas tout à fait pour Franck Diongo

22 juillet 2016 | Par Yvon Muya

Les militants de la Lucha, jugés au tribunal de Grande Instance de Goma, Fevrier 2016. Les militants de la Lucha, jugés au tribunal de Grande Instance de Goma, Fevrier 2016.

L'annonce a été faite sur la télévision nationale, la RTNC. À travers une ordonnance présidentielle, le chef de l'État Joseph Kabila accorde une mesure de grâce « aux personnes condamnées à une peine de servitude pénale ou des travaux forcés, inférieure ou égale à trois ans, et à toute personne condamnée à une peine égale ou supérieure à trois ans ».

Une mesure qui vise particulièrement les six militants de la Lucha qui purgent une peine de 6 mois de prison. Ils avaient été arrêtés et écroués en Février 2016 pour « incitation à la désobéissance civile, propagation de fausses nouvelles, et atteinte à la sûreté intérieure de l’État », alors qu'ils se préparaient à une journée ville morte contre le pouvoir.

Mais le Mouvement citoyen qui milite pour l’alternance au pouvoir et la tenue d’élections dans les délais constitutionnels ne semble pas prêt à accepter la grâce présidentielle. Par la voix de sa représentante Soraya Aziza qui s'est confiée à cas-info, la Lucha juge la mesure insuffisante. « Ce n'est pas la grâce dont ils ont besoin, mais les 6 militants doivent être innocentés », martèle-t-elle. Par ailleurs, le mouvement continue à réclamer les prisonniers d'opinion.

L'opposition entre l'apaisement et la fermeté

Du coté de l'opposition les réactions sont partagées. À l'UNC de Vital Kamerhe, Pierre Kangudia, Secrétaire Politique National, Chargé des relations avec les Partis politiques a noté sur les réseaux sociaux un bon début. « L'UNC exigeait des mesures d'apaisement préalables : la libération des jeunes de la Lucha. C'est un bon. Qu'en est-il des autres ? Écrit-il, tout en insistant sur un dialogue selon la résolution 2277. Un message « retweeté » par Vital Kamerhe.

Pour le député Franck Diongo du MLP, «ceux qui font de la politique doivent plutôt bénéficier d'une loi d'amnistie ». C'est, pour lui, les préalables à un dialogue qu'il inscrit toujours dans le cadre de la résolution de l'ONU. Faute de quoi, « après le 20 décembre 2016, Monsieur Kabila ne sera plus président ».

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