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Vital Kamerhe, pourquoi, il «rechoisit»Joseph   Kabila

Fin Août, l'ancien président de l'Assemblée rompt avec les forces de l'opposition et rallie le dialogue de la Cité de l'Union Africaine. 

25 Août 2016 | Par Yvon Muya 


 


Dialogue politique en RDC : la difficile recherche d’un compromis de sortie de crise

Des manifestants dans une rue de Kinshasa lors des manifestations de Septembre 2016 contre le maintien de Joseph Kabila au pouvoir (photo retirée de www.un.org). Des manifestants dans une rue de Kinshasa lors des manifestations de Septembre 2016 contre le maintien de Joseph Kabila au pouvoir (photo retirée de www.un.org).

30 décembre 2016 | Par CAS-INFO

 

Après une journée des tractations, jeudi, une de plus, les Congolais se sont endormis sur un « tweet » défaitiste. Celui du chef de la délégation du Rassemblement. « À ce stade, nous sommes plus proches de la rupture que de la solution », a lâché Félix Tshisekedi, fils de l'opposant historique Étienne Tshisekedi, en promettant de se battre encore ce vendredi.

Preuve que les signaux du dialogue sont au rouge, la rencontre entre les évêques et le chef de l’État Joseph Kabila quelques instants plus tôt au palais de la Nation n’a rien donné. S'ils avaient retiré quelques signes positifs du président de la république, les princes de l’église, au four et moulin depuis 10 jours pour tenter d’arracher un accord, se seraient empressés de l’annoncer. À la place, le porte-parole de la Conférence épiscopale du Congo Donatien Nshole s’est simplement contenté d’un simple : « nous continuons à travailler ». 

Un échec programmé ?

Pour la majorité des Congolais, l’espoir suscité par la prise en main de la situation par l’église catholique commence à laisser place au doute. Alors que des voix s’élèvent parmi les délégués du Rassemblement pour réclamer que les responsabilités d’un éventuel échec soient établies.  

Il faut dire que les dernières heures ont été riches en évènements. Non pas dans le sens d’encourager un accord. Mais de le torpiller. La levée de l’immunité parlementaire d’un poids lourd de l’opposition, Gabriel Kyungu, à Lubumbashi, n’avait pas encore fini de faire parler d'elle, que la Cour suprême de justice envoyait en prison, pour 5 ans, un autre opposant, le député Franck Diongo, membre du Rassemblement, accusé d’avoir séquestré 3 militaires de la Garde républicaine. Ce qu’il nie.

Dans ces conditions, difficile d’imaginer Joseph Kabila céder sur l’épineux dossier de décrispation du climat politique. Difficile, surtout, de le voir laisser revenir au pays l’ancien gouverneur de l’ex Katanga et, désormais son opposant No1, Moïse Katumbi, devenu l’une des cartes que le pouvoir garde en main pour, au mieux, ralentir la machine, au pire, bloquer carrément toute avancée vers la signature d’un accord.

Maître du jeu, le président Congolais, bien que, déjà, hors mandat, garde encore tous les leviers du pouvoir. L' Armée, la police et la justice et les utilise à sa guise. Le Rassemblement l’expérimente à ses dépens depuis le début des négociations.  

Pour les évêques, ce vendredi est la ligne rouge qu’ils ne vont pas franchir. A ainsi prévenu l'abbé Nshole. Soit, il y a un accord et ils l’annoncent. En cas d’échec. Point d’interrogation. Dieu seul sait ce que contient le fameux plan B que « nos Pasteurs » ont promis, tambours battant, aux Congolais.

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