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Vital Kamerhe, pourquoi, il «rechoisit»Joseph   Kabila

Fin Août, l'ancien président de l'Assemblée rompt avec les forces de l'opposition et rallie le dialogue de la Cité de l'Union Africaine. 

25 Août 2016 | Par Yvon Muya 


 


Condamné à 5 ans de prison, Franck Diongo reste combatif : « ce n’est pas ma vie qui compte, mais la victoire du peuple »

Franck Diongo, député national condamné à 5 ans de prison ferme, s'exprimant ici devant la presse il y a quelques mois. Franck Diongo, député national condamné à 5 ans de prison ferme, s'exprimant ici devant la presse il y a quelques mois.

29 décembre 2016 | Par CAS-INFO

 

Juste après le verdict, le président du Mouvement Lumumbiste Progressiste a déclaré quelques mots à la presse et a directement accusé le chef de l’État. « Kalev [patron des renseignements] les [les juges] a appelés pour dire, sur instruction de Kabila, qu’on me condamne ». Et de poursuivre : « ils veulent me tuer, je le savais, mais je n’ai pas fui, je ne suis pas allé me cacher. Ce serait renoncer à mon combat »

Le député de l’opposition a été condamné à 5 ans de prison pour séquestration de deux éléments de la Garde républicaine (la sécurité présidentielle). C’est 3 fois moins que la peine requise auparavant par le ministère public. Il avait réclamé 15 ans de réclusion. « Ce n’est pas ma vie qui compte, mais la victoire du peuple », a-t-il accueilli, stoïque, le verdict qui l’envoie à la prison Makala. Ajoutant qu’il se bat non pas pour lui, mais pour le peuple, y compris pour les magistrats qui l’ont condamné. 

L’accord politique menacé ?

Cette condamnation intervient au moment où la Conférence épiscopale nationale joue son va-tout pour arracher un accord politique entre le pouvoir et le Rassemblement le vendredi 30 décembre, et risque de mettre en mal le fragile espoir de sortie crise. D’autant que le porte-parole du Rassemblement aux négociations Félix Tshisekedi a prévenu, mercredi, que les cas Diongo et Kyungu [qui a, lui, vu, son immunité parlementaire être levée mardi à l’assemblée provinciale de Lubumbashi] – « pourraient constituer un motif de blocage ».

Le Rassemblement peut-il aller jusqu’à mettre à exécution cette menace ? À 24 heures de la signature de l’accord, le doute a regagné les esprits. Figurant parmi les derniers points des divergences entre les deux camps, la décrispation du climat politique a peut-être reçu un coup fatal avec cette condamnation. Les prochaines heures risquent d’être mouvementées. Pour un accord malgré ce climat délétère ou pour un affrontement dans la rue ? Comme à la veille du 19 décembre, le pays reste encore suspendu à la décision de la classe politique.   

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