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Vital Kamerhe, pourquoi, il «rechoisit»Joseph   Kabila

Fin Août, l'ancien président de l'Assemblée rompt avec les forces de l'opposition et rallie le dialogue de la Cité de l'Union Africaine. 

25 Août 2016 | Par Yvon Muya 


 


Ce qu'il faut aussi en savoir

En République Démocratique du Congo le chef de l'État actuel, Joseph Kabila, arrivé au pouvoir en 2001, termine son deuxième et dernier mandat le 19 Décembre 2016. Il n'a pas le droit de se présenter pour un 3e mandat selon les termes de la constitution congolaise

L'opposition le soupçonne de ne pas avoir l'intention de quitter le pouvoir.

Un dialogue est en préparation pour tenter de trouver une issue à cette crise. L'opposition dans ses différentes composantes n'a pas la même approche du dialogue.

La communauté internationale appelle au dialogue et menace de sanctions en cas de violations de droits de l'homme.

POLITIQUE

Clément Kanku : « nous sommes plus divisés que jamais »

26 juillet 2016 | Par Yvon Muya

Clément Kanku, député national et président du MR s'exprimant à l'issue d'une séance plénière au palais du peuple. Clément Kanku, député national et président du MR s'exprimant à l'issue d'une séance plénière au palais du peuple.

En république Démocratique du Congo l’opposition s’apprête à participer au dialogue politique en ordre dispersé. Une situation qui inquiète le président du Mouvement pour la République (MR).  Clément Kanku Bukasa a, comme six autres formations politiques dont la Majorité Présidentielle et l’UNC, fourni ce mardi, la liste de ses délégués au facilitateur en vue du comité préparatoire. Amplifiant encore un peu plus la divergence de vue, 48 heures seulement après la récusation d’Edem Kodjo par le « Rassemblement ».  

« Ce que nous voyons est que chacun de nous est engagé dans sa propre voie, chacun roule pour sa propre chapelle, et à la fin, nous sommes plus divisés que jamais », constate Clément Kanku, contacté par Cas-info. Le député MR affirme avoir écrit à Etienne Tshisekedi pour essayer de « s’asseoir autour d’une table et lever les options ensemble ».

Clément Kanku voit d’un mauvais œil l’influence des « nouveaux venus dans l’opposition » sur le chef de fil de l’UDPS et il n’en démord pas. Allusion faite clairement à l’ancien gouverneur du Katanga Moïse Katumbi et le G7 dont le rôle est important tant à Genval et dans le débat concernant l’opposition actuellement. « Je suis contre cette logique », proteste Kantu qui insiste, malgré tout, sur l’unité de l’opposition :

« Nous devons nous mettre ensemble pour conjurer les démons de la division. Il faut un dialogue franc et sincère au sein de l’opposition si on veut être efficace face aux autres. Sinon, on va continuer à faire le lit de l’autre camp ».

 

               Le gouvernement se frotte mains : 

     « l’inclusivité ne veut pas dire unanimité »

 

La majorité au pouvoir qui ne cache pas sa volonté d’aller vers le « glissement » ne pouvait espérer mieux. Une opposition divisée ne peut que faire ses affaires. Et la MP, son chef, Aubin Minaku, en tête, n’a pas attendu longtemps pour s’engouffrer dans la brèche. Sur Rfi, lundi, il a, de manière étonnante, accusé l’opposition d’avoir peur des élections et de « tout faire pour ralentir le processus électoral ». Sur la Chaine Télé 50, proche du pouvoir, le sénateur She Okitundu, un des fidèles de Joseph Kabila a enfoncé le clou. Rien, pour lui, ne peut retarder le dialogue. « L’inclusivité recherchée ne veut pas dire unanimité », a-t-il assené.

Récusé par le « Rassemblement », le facilitateur Edem Kodjo est allé dans le même sens mardi en affirmant que les partis retenus pour le comité préparatoire pourront rejoindre le processus « quand ils voudront ». Pas de quoi rassurer l’aile dur de l’opposition qui l’accuse de faire le jeu du pouvoir.

Mais l'opposition tshisekediste sera obligée, soit, de frapper fort, en mobilisant la rue, soit, de se ranger. Dans un communiqué, l’Union Africaine a réitéré sa confiance dans le facilitateur et le panel d’experts qui l’accompagne.

 

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