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Vital Kamerhe, pourquoi, il «rechoisit»Joseph   Kabila

Fin Août, l'ancien président de l'Assemblée rompt avec les forces de l'opposition et rallie le dialogue de la Cité de l'Union Africaine. 

25 Août 2016 | Par Yvon Muya 


 


POLITIQUE

Ce que représentent ou pas d’éventuelles sanctions belges contre Kinshasa

22 juillet 2016 | Par Yvon Muya

Les organisations paysannes des populations rurales peinent à recevoir quelque moyens. La CTB s'en occupe. Les organisations paysannes des populations rurales peinent à recevoir quelque moyens. La CTB s'en occupe.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le parlement belge a voté mercredi une résolution appelant le gouvernement congolais à organiser les élections dans les délais constitutionnels. Ce texte qui provoque la colère des autorités congolaises menace également la RDC de sanctions économiques. Que représente justement la coopération belgo-congolaise en termes d’économie ?

D’après un cadre de la Majorité présidentielle qui requiert l’anonymat, « si suspendue, l’aide publique au développement belge impactera les plus pauvres. Pas l’État ».

En effet, c’est par son agence, la CTB, la Coopération Technique Belge que le gouvernement belge intervient dans la lutte contre la pauvreté au Congo Kinshasa. De l’appui aux ONG locales à l’aide aux familles militaires, à l’éducation, en passant par les programmes de désenclavement des provinces. « La RDC est pour la Belgique un pays phare, auquel elle alloue le plus important volume d’aide, avec des montants en forte progression depuis 2002 », peut-on d’ailleurs lire dans l’Annexe D du programme d’aide à la RDC, dans la revue de l’OCDE sur le développement.

« C’est indirectement que le gouvernement va être concerné par cette situation. Par contre si la suspension touche les appuis budgétaires, cela aura un grand impact », reconnait notre interlocuteur qui fait partie des meilleurs économistes de la majorité au pouvoir. La meilleure solution pour lui, comme pour l’ambassadeur de Belgique Michel Lastschenko qui faisait ses adieux jeudi à Kinshasa, est que les acteurs politiques congolais se mettent autour d’une table et discutent.

 

« Merci à la #Belgique pour son soutien indéfectible au peuple congolais et à notre juste cause qui triomphera »

 

Mais pour l’opposition, cette position de la Belgique qui s’ajoute à la liste déjà longue des pressions internationales sur le régime de Kinshasa est déjà une victoire. « Merci à la #Belgique pour son soutien indéfectible au peuple congolais et à notre juste cause qui triomphera », a écrit Moïse Katumbi ce vendredi sur son compte twitter. Jeudi dans la presse belge, l’ancien gouverneur du Katanga saluait aussi un texte très important dans « sa lutte pour le respect de la constitution ».

« Sur le plan diplomatique, le match est plié ! Cap sur le dialogue 2277 pour la tenue d'une présidentielle crédible », ose même Olivier Kamitatu. De quoi conforter la thèse complotiste de notre source :

« Les Katumbi et consorts sont manipulés, téléguidés, influencés principalement par Forrest dont les sociétés, cotées à la bourse de Bruxelles, pèsent tout de même ».

Il y a de quoi lui donner raison. En 2011, l’homme d’affaires belge, devenu meilleur ennemi de Joseph Kabila, avait déjà apporté son soutien à Étienne Tshisekedi à qui il promettait de faire président.

 

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