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Vital Kamerhe, pourquoi, il «rechoisit»Joseph   Kabila

Fin Août, l'ancien président de l'Assemblée rompt avec les forces de l'opposition et rallie le dialogue de la Cité de l'Union Africaine. 

25 Août 2016 | Par Yvon Muya 


 


C'est presque fait : Kabila reste, élections en 2017, la forme de la transition à préciser

Les évêques membres de la Cenco - Photo récupérée sur rfi.frLes évêques membres de la Cenco - Photo récupérée sur rfi.fr

24 décembre | Par CAS-INFO

 

C'est à 5h45 que les délégués de la Majorité et du Rassemblement ont quitté la salle de négociation du centre interdiocesain. Avec un accord ? Non. Il faut encore patienter jusqu'à 11heures ce samedi. Toute la nuit, les deux camps se sont arrachés pour prendre le dessus sur l'autre. Mais le compromis sur les principaux points de divergence tel que annoncé ces dernières heures s'est confirmé.

« C'est très clair, il ne va pas briguer un troisième mandat », a confié à CAS-info François Mwamba, président de l'ADR, un parti du Rassemblement, à propos du chef de l'État Joseph Kabila. Il a ajouté que des avancées majeures ont été enregistrées sur ce que va être la gestion quotidienne du pays et l’organisation des élections.  

Quelle forme prendra la transition, avec quels rôle et pouvoirs pour le chef de l'État ? Telles sont les questions qui n'ont pas réussi à départager les deux parties. Elles doivent être réglées avant la conclusion des discussions. La Majorité veut les pleins pouvoirs pour Joseph Kabila. Le Rassemblement par contre réclame plus d'autorité pour l'institution de surveillance de la transition. Celle-ci sera finalement appelée Haute autorité de la Transition et le nom d'Étienne Tshisekedi est évoqué pour la diriger. Le Rassemblement pourrait également décrocher la primature. Au détriment du nouveau premier ministre, à peine investi, Samy Badibanga.

Reste les interrogations sur la décrispation du climat politique. La Majorité a-t-elle cédé sur la libération des 7 prisonniers politiques emblématique ? L’arrêt des poursuites à l’encontre de Moise Katumbi a-t-il été décidé ? On ne va pas tarder à le savoir.

Une nuit blanche

9 heures des discussions. C'est le temps que les négociateurs de deux camps ont passé pour trouver un compromis. «Il y a des avancées», n'ont pas arrêté de lancer à la presse les participants, au fil des heures. D'après nos informations, le chef de l'État Joseph Kabila, lui même, a suivi minute après minute, le déroulement des discussions depuis sa résidence. Il aurait, selon notre source, insisté pour que la question d'interdiction de 3e mandat ou de la non révision de la constitution ne concerne pas la personne de Joseph Kabila, mais l'institution président de la république.

D'après un membre du Rassemblement, il y a eu, de part et d'autres, la volonté d'avancer. Même s'il faut encore se mettre d'accord sur la séquence des élections et le nom du premier ministre (Samy Badibanga ou un autre membre du Rassemblement). Une fois signé, cet accord pourrait remettre le processus électoral sur le rail.

La fin du second et dernier mandat de Joseph Kabila a été marquée par les violences. Le 19 et 20 décembre, des dizaines des victimes ont été enregistrées à travers le pays. Après avoir repris la situation en main, les évêques de l'église catholique qui n'ont pas fermé l’œil ont multiplié la pression sur les acteurs politiques. Ils persistent et signent. En cas d'Échec, ils ont un plan B dont eux seuls ont le secret. 

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