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Centre d'Analyse et de Stratégies

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Vital Kamerhe, pourquoi, il «rechoisit»Joseph   Kabila

Fin Août, l'ancien président de l'Assemblée rompt avec les forces de l'opposition et rallie le dialogue de la Cité de l'Union Africaine. 

25 Août 2016 | Par Yvon Muya 


 


Accord politique en RDC : florilège de soutien international

Une réunion du Conseil de sécurité de l'Onu (Illustrations). Une réunion du Conseil de sécurité de l'Onu (Illustrations).

5 Janvier 2017 | Par Yvon Muya

D'Addis Abeba à New York en passant par Bruxelles et Paris, c'est une pluie des réactions de soutien à l'accord politique conclu le 31 décembre dernier entre la Majorité présidentielle représentant le chef de l’État Joseph Kabila et le Rassemblement, une coalition de l’opposition chapeautée par le vieux leader de l'Udps, Étienne Tshisekedi.  

« Le Conseil de sécurité est encouragé par l'esprit de souplesse et de compromis manifesté par les dirigeants politiques congolais à parvenir à cet accord pour la stabilité, la paix, le développement et la consolidation de la démocratie constitutionnelle en RDC », se sont félicités, mercredi, les 15 membres du Conseil de sécurité des Nations unies.  

« Il est maintenant temps pour toutes les parties congolaises de travailler pleinement à la mise en œuvre de l'accord dans l’intérêt supérieur de la RDC et de sa population », a renchéri la présidente de la Commission de l'Union Africaine Dlamini Zuma, après avoir salué dans un communiqué, une étape importante vers une solution négociée à la grave crise politique que connaît le pays.  

Médiatrice dans le conflit depuis Janvier 2016 par le biais de l'ancien Premier ministre togolais Edem Kodjo, l'Union Africaine était parvenu à faire signer un accord le 18 octobre entre le pouvoir congolais et une petite frange de l'opposition. Ce qui n’avait pas permis d’empêcher la violence les 19 et 20 décembre 2016, dates qui marquaient la fin constitutionnelle du second et dernier mandat du président Kabila. Aujourd'hui, tous, veulent aller de l'avant. A l'image de la France, mais aussi de la Belgique qui ont appelé à une transition rapide pour « nécessairement permettre l'organisation des élections en 2017 », recommandait lundi le ministre belge des affaires étrangères, Didier Reynders. 

Joseph Kabila calme ses lieutenants  

C'est dans ce contexte que le chef de l’état, resté silencieux depuis ses veux de nouvel an, a sifflé la fin de la récréation. « Le président soutient pleinement les résolutions de l'accord », a annoncé le porte-parole de la Cenco à l'issue d’une réunion entre Joseph Kabila et les évêques mercredi. Une intervention qui a eu le mérite de calmer la tension dans les rangs de la Majorité présidentielle. La veille, les ténors de la MP avaient affirmé avoir signé l'accord de la Cenco « sous réserve » pour cause de non inclusivité. 

Le dernier mandat de Joseph Kabila est émaillé des violences. La contestation contre une volonté supposée du chef de l’État de se maintenir au pouvoir est montée dans le pays au fil des mois provoquant à trois reprises (Janvier 2015, septembre 2016 et décembre 2016) affrontements et pertes en vies humaines.

Depuis son indépendance en 1960, suivie d'un coup d’État qui maintiendra le Maréchal Mobutu au pouvoir pendant 32 ans, la République Démocratique du Congo court toujours derrière son premier transfert pacifique du pouvoir. Avec l'accord de la Cenco, Joseph Kabila sera peut-être le premier président à réaliser cette première historique. Sauf, bien sûr, changement de pied dont a coutume la classe politique congolaise. 

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