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Vital Kamerhe, pourquoi, il «rechoisit»Joseph   Kabila

Fin Août, l'ancien président de l'Assemblée rompt avec les forces de l'opposition et rallie le dialogue de la Cité de l'Union Africaine. 

25 Août 2016 | Par Yvon Muya 


 


Accord de la Cenco : parfois on ne sait plus suivre la Majorité présidentielle

Le chef de l'État Joseph Kabila entouré du président de l'Assemblée nationale Aubin Minaku et du Premier ministre Augustin Matata Ponyo lors d'une cérémonie officielle à Kinshasa. Le chef de l'État Joseph Kabila entouré du président de l'Assemblée nationale Aubin Minaku et du Premier ministre Augustin Matata Ponyo lors d'une cérémonie officielle à Kinshasa.

4 Janvier 2017 | Par Yvon Muya

 

Quelle est vraiment la position de la Majorité présidentielle ? Ils sont peu nombreux les Congolais qui oseraient pronostiquer aujourd'hui sur la réelle volonté de la MP de se mettre dans le sens de l'accord conclu le 31 décembre 2016 sous l’égide de l’Église catholique. Certes, il y a eu recadrage du bureau politique après la sortie de route du secrétaire général adjoint de la mouvance au pouvoir Joseph Koko Nyangi qui a rejeté l’accord lundi. Mais attention, prévient le député Sam Bokolombe, « la MP se dit satisfaite de l’accord tout en déplorant le déficit d’inclusivité. Le venin est dans la queue », a lancé sur Twitter ce proche de Vital Kamerhe.

Il faut dire que dans cette grande famille présidentielle, tout est fait comme s’ils ont décidé de faire jouer aux différents joueurs, chacun un rôle. Dans un but inavoué de torpiller l'accord de la Cenco. Entre Koko Nyangi qui réclame un 3e dialogue, Lambert Mende qui appelle le chef de l'État et la Cenco à s'impliquer pour éviter que la « non inclusivité » ne gêne l’application de l'accord, et Aubin Minaku qui promet de respecter à la « lettre » l’accord. Mais seulement les dispositions qui n’énervent pas la Constitution. Difficile de savoir où mettre le pied.

 

Multiplier les affaires dans l'accord


Une chose est sûre. En prévoyant les élections en 2017 et en interdisant toute initiative de référendum pour changer la Constitution, l’accord de la Cenco signe la mort à petit feu du régime.

Pour s’en sortir de ce piège qu’il a, en plus, lui-même, signé, le pouvoir congolais a peut-être choisi la « doctrine Pasqua ». Celle qui consistait pour cet ancien ministre français, lorsqu'il est bousculer, de créer une affaire dans l'affaire. Ensuite une nouvelle affaire dans une nouvelle affaire. Et ainsi de suite. Jusqu'à ce qu'on se perde totalement de l’affaire du départ qui est, dans la crise congolaise, les soupçons contre le chef de l’État, arrivé fin mandat, de vouloir se maintenir à son poste.   

Quoi qu’il en soit, un seul point de vue et le seul qui compte pour débloquer la situation, reste, celui du président de la République. Ainsi que l’a rappelé l’Abbé de la Cenco Donatien Nshole aux lieutenants de la Majorité présidentielle, «personne n’est au-dessus de Joseph Kabila», a-t-il tranché sur Rfi. Le chef de l’État qui avait d'ailleurs salué le compris trouvé lors de ses vœux de nouvel an.   

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