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Vital Kamerhe, pourquoi, il «rechoisit»Joseph   Kabila

Fin Août, l'ancien président de l'Assemblée rompt avec les forces de l'opposition et rallie le dialogue de la Cité de l'Union Africaine. 

25 Août 2016 | Par Yvon Muya 


 


États-unis | Obama | Trump

États-unis : Obama - Trump, des "amis", le temps d'une transition

Le président élu Donald Trump reçu à la Maison Blanche par le président Barack Obama, jeudi 10 novembre 2016.  Le président élu Donald Trump reçu à la Maison Blanche par le président Barack Obama, jeudi 10 novembre 2016.

11 novembre 2016 | Par Yvon Muya

 

L'image était inimaginable il y a encore quelques jours au milieu d'une campagne au cours de laquelle les deux hommes ne sont pas faits de cadeaux. Barack Obama, le toujours président des États-unis et Donald Trump, le président élu, côte à côte, dans le bureau ovale, échangeant des amabilités.

«Nous avons eu un des échanges constructifs avec le président élu Trump. Nous avons parlé de l'organisation de la transition, mais aussi de la politique nationale », a déclaré Barack Obama. Ce à quoi, le milliardaire a répondu se disant honoré, lui aussi, d'avoir rencontré son prédécesseur pour la première fois. 

«Nous ne nous étions jamais rencontrés avant. J'ai beaucoup de respect pour le président Obama», a enchaîné le républicain qui s'est même dit prêt à compter sur les conseils de l'actuel chef de la Maison Blanche. La magie de la politique oblige, voilà deux hommes qui ne se sont jamais appréciés, obligés de se déclarer l'amour pour encore deux mois, jusqu'au 20 janvier 2017. Après une violente campagne dont traces sont encore toutes fraîches.

«Donald Trump n'est pas qualifié pour être président »

Il faut dire que les deux hommes ne s’aiment pas vraiment. En campagne pour soutenir Hillary Clinton en Août dernier, le président américain sortant n'avait pas ménagé ses coups pour discréditer la candidature de Donald Trump. «Le candidat républicain n’est pas qualifié pour être président», avait jugé le chef de la Maison Blanche. Il faisait ainsi référence aux propos de l'homme d'affaires sur les parents musulmans d'un capitaine de l'armée américaine mort en Afghanistan. Des critiques que Barack Obama a répétées en toute fin de campagne le lundi 7 novembre, la veille du scrutin, en insistant sur le fait que Trump n'avait pas d'épaules pour être le commandant en chef des États-unis. Car « comment peut-on faire confiance à un homme qui ne sait pas gérer son compte Twitter à ne pas appuyer sur le bouton nucléaire ».  

Mais plus qu'une campagne électorale, Barack Obama prenait aussi sa revanche face au magna de l'immobilier qui n'avait de cesse de clamer que le premier président noir des États-unis n'était pas né sur le sol américain et que par conséquent, il n'aurait jamais dû être président. Si, Donald Trump avait fini par s'en excuser, cela ne l'avait pas, pour autant, empêché de qualifier, à son tour, d'« incompétent », l'auteur de l'obamacare, le dispositif phare de la présidence Obama qui profite à des millions d'Américains. Mais que le président élu jure de tricoter dès les premiers jours de son mandat. 

À noter aussi, la rencontre des premières dames. Entre Michelle Obama et Melania Trump il n'y a jamais eu de tensions. Pendant la campagne, Melania Trump était devenue la risée de l'internet pour avoir repris dans un discours quelques phrases de l'intervention de Michelle Obama en 2008. Digne, l'actuelle First Lady n'avait jamais commenté à cette désagréable aventure de celle qui la succède aujourd'hui à la Maison Blanche.

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