LAMBERT MENDE, ministre de la communication

Le gouvernement congolais doute de la découverte  de  38 nouvelles fosses communes dans la province du Kasaï, telles qu’annoncées  par le Bureau conjoint des Nations-Unies aux droits de l’homme. « Les 10 fosses communes dont nous sommes sûrs, sont celles découvertes par la Croix-Rouge de la RDC dans 3 localités de la province du Kasaï, qui y a conduit la commission mixte d’enquête », a certifié le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende au cours de sa conférence de presse de ce 13 juillet 2017.

Selon lui, les informations du BCNUDH sont imprécises, d’autant plus qu’il ne se limite qu’à situer les prétendues fosses communes « au Kasaï, sans plus de précisions ». Pourtant, le BCNUDH a situé ces « probables » fosses communes dans les territoires de Diboko et Nsumbula dans la province du Kasaï, ayant pour chef-lieu, Tshikapa. Il fallait encore aller plus loin, selon Lambert Mende en nommant les sites sur lesquels se trouveraient les dites fosses communes.

« Selon les informations à notre possession, il a été rapporté par la mission conjointe, conduite par le parquet militaire congolais, travaillant avec la cellule d’appui aux poursuites, CAP, de la Monusco et le Bureau conjoint des Nations-Unies aux droits de l’homme, que les sites ci-après ont d’ores et déjà étaient visités par les enquêteurs : A Diboko : un site dénommé Lampe pharmacie, un site dénommé abattoir et un site dénommé James ; dans la localité de Nsumbula, un site dénommé sous-CIAT parce qu’il était situé à l’arrière du sous-commissariat  de police et un deuxième dénommé Kalambayi. On y signale donc des fosses communes présumées mais personne jusqu’à présent ne peut encore avoir de précision faute d’exhumation et en raison d’absence des éléments de la police scientifique. A l’heure actuelle, les enquêteurs se préparent à se rendre sur troisième site où il est fait état de trois fosses communes. Ce qui porte le total des sites signalés à 10. Alors d’où viennent les 28 autres sites ? » A-t-il questionné.

Pour le porte-parole du gouvernement congolais, la justice congolaise a besoin des faits et non des rumeurs pour certifier l’existence de ces fosses communes. « Il y a eu une déclaration qu’à Nganza, à Kananga, il y a des fosses communes. Lorsque les autorités judiciaires sont descendues sur place, ils ont trouvé seulement 3 corps sans vie, une fosse commune avec des armes et des tenues militaires, un trou avec le sang dont on n’a pas déterminé jusqu’aujourd’hui s’il s’agit du sang humain », a rappelé le porte-parole du gouvernement.



One thought on “Kasaï : Le gouvernement admet la découverte de « seulement » 10 fosses communes”
  1. A lire le fameux discours vitriole de Lumumba à la face du roi Baudoin, les maux sur et l’humiliation des autochtones par les colons blancs qu’il dénonçait ont refait surface en RDC; cette fois ci ce sont eux-même adeptes de Lumumba qui infligent ces maux et humiliation sur leurs propres concitoyens et concitoyennes. C’est terrible c’est qu’on fait à la mémoire de Lumumba. Et là on rejoint ceux qui pensent que si Lumumba avait vécu, il serait devenu un dictateur sanguinaire.

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