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25 Août 2016 | Par Yvon Muya 


 


POLITIQUE

Tshisekedi, un retour entre mobilisation et démobilisation

25 juillet 2016 | Par Yvon Muya

Étienne Tshisekedi, un retour entre mobilisation et démobilisation. Étienne Tshisekedi, un retour entre mobilisation et démobilisation.

Après deux ans d’absence, Etienne Tshisekedi rentre en République Démocratique du Congo ce mercredi 27 juillet 2016. Un retour qui agite déjà la classe politique congolaise, opposition et majorité confondues. Dans un communiqué, l’UDPS, son parti, a invité les kinois à réserver à son leader un « accueil délirant ».

Les alliés du chef de fil de l’UDPS s’organisent aussi. C’est le cas de l’Engagement pour la Citoyenneté et le Développement. Le parti de Martin Fayulu, coordonnateur des Forces Aquises au changement a réuni ses troupes lundi, à coup de renfort publicitaire sur twitter.

Avec, en philigramme, justement, le meeting du 31 juillet prévu sur la place du boulevard triomphal à Kinshasa. Après le conclave de Genval à Bruxelles en juin dernier, l’opposition veut profiter de ce retour du vieux leader pour présenter une image d’unité et accentuer encore un peu plus la pression sur les autorités congolaises, accusées de continuer à gagner du temps à quatre mois de la fin du mandat du chef de l’État.  

L’opposition qui peut même compter sur un nouvel allié : François Mwamba. L’ancien ministre qui vient tout juste de démissionner de ses fonctions de coordonnateur du Mécanisme de Suivi de l’Accord cadre d’Addis Abbeba, a annoncé lundi, au cours d’une conférence de presse, l’adhésion de son parti, l’ADR, au « Rassemblement ». Opportuniste, calculateur, jugent ses détracteurs. Qu’importe, les rangs de l’opposition continuent à gonfler.

    

           Le pouvoir aussi (dé) mobilise

Accueillir Étienne Tshisekedi a toujours rimé avec la « paralysie » de la ville de Kinshasa. Et dans ce contexte particulier où le rapport des forces compte beaucoup, pas question pour la majorité présidentielle de laisser le champ libre à l’opposition. La MP va contrer le double événement du camp adverse par un meeting au stade tata Raphael le 29 juillet, suivi d’une autre rencontre le Sept Août devant le Palais du Peuple. Les stratèges de la mouvance au pouvoir se souviennent encore, sans doute, du retour du patron de l’UDPS en 2002 en provenance de l’Afrique du Sud qui avait fortement mobilisé. En 2011, sa marche sur Kinshasa au dernier jour de la campagne avait dû être interdite. Le gouvernement redoutait alors l’étouffement du candidat No 3 par le No 11.

Cette fois-ci, pas d’interdiction, mais un accueil encadré. C’est le chef de la police de Kinshasa, le Général Célestin Kanyama, en personne, qui s’est chargé de l’annoncer, comme l’a témoigné la correspondante de Rfi dans le pays.

  

Pas de chance, en revanche, pour les partisans de l’UDPS à Lubumbashi. Ils ne pourront pas se rassembler le 31 juillet au même moment que leurs camarades de Kinshasa. Ainsi, en a décidé la mairie de la ville qui interdit tout rassemblement public jusqu’à nouvel ordre « afin de préserver un climat de paix ». Mais là encore l’objectif est ailleurs. Il s’agit de limiter la publicité de l’opposition dans les deux plus grandes villes du pays. Avec le risque d’affrontements dans cet ancien bastion de Joseph Kabila désormais disputé avec l'opposition.

 

       Katumbi, le grand absent ?

L’opération de (dé) mobilisation a aussi visé l’homme le plus en vue de l’opposition. L’ancien gouverneur du Katanga Moïse Katumbi promettait il y a quelques jours qu’il serait aux côtés d’Étienne Tshisekedi dans le même avion le 27 juillet. Difficile de savoir si le candidat du G7 irait jusqu’à prendre ce risque. Alors que le ministre de la justice Alexis Thambwe Mwamba a affirmé ce lundi qu’il serait immédiatement mis aux arrêts dès son retour au pays. Provoquant une vive protestation du G7. Peut-être un mobilisateur « des foules » de moins. Ce qui ne ferait pas de mal au régime de Kinshasa. Pour l’instant.

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