Par Siméon Isako

L’ancien vice premier ministre et ministre de l’intérieur, Emmanuel Ramazani Shadary pourrait comparaitre dans le tous prochains dans le dossier du double assassinat des experts des nations unies à Kananga au Kasaï central.

Lors de l’audience du mardi 03 novembre 2020 à la cour militaire de Kananga siégeant sur ce dossier, Thomas Nkashama, prévenu, et son conseil Daniel Ndumbi ont exigé la comparution de cet ancien vice-premier ministre et ministre de l’intérieur, Emmanuel Ramazani Shadary.
Ce caciques du régime Kabila a été cité lors de l’instruction de ce dossier. La coïncidence de date de l’arrivée de Shadary dans la zone à problème et avec celle du meurtre de ces experts, est l’un des arguments agencés par la défense pour soutenir sa position.

La cour militaire qui s’est dit disposée à faire comparaître toute personne citée, exige à son tour des preuves pour accéder à cette demande.
La partie défenderesse a également promis d’aider la justice à mieux comprendre le rôle joué par l’ancien chef de l’intérieur.

L’ audience qui n’aura duré que 25 minutes a été renvoyée au 10 novembre prochain.
Plusieurs analystes affirment que, si Thomas Nkashama, parvient à fournir des preuves requises, Shadary sera jugé et deviendra le premier cacique du FCC a être derrière le barreau sous l’ère Tshisekedi.

Pour rappel, Emmanuel Ramazani Shadary, ancien ministre de l’intérieur et actuel secrétaire permanent du PPRD est également visé par une action en justice.

Une plainte a été déposée, lundi 03 août dernier au Parquet militaire de Kananga dans la province du Kasaï-Central par un collectif d’avocats représentant 600 victimes d’exactions présumées commises par l’armée congolaise et la police dans la commune de la Nganza du 28 au 30 mars 2017.

« Il est difficile de concevoir qu’une telle opération [ait été] conduite sans qu’ils n’en soient tenus informés ou sans autorisation préalable », lit-on dans la plainte signée par maitre Albert Nkashama, membre du collectif des avocats des victimes.