Par Siméon Isako

Elles ont manifesté publiquement leur opposition à toute initiative allant dans le sens de lever les sanctions ciblées contre certains caciques du régime Kabila.

122 Organisations de défense de droits de l’homme qui se sont adressées à l’Union Européenne tiennent au maintient des sanctions afin de donner un sentiment d’espoir aux victimes de la répression politique en RDC pendant le 18 ans de règne de Joseph Kabila.

« Les victimes dont nous nous faisons le porte-parole n’ont pas oublié les nombreux abus graves qu’elles ont subis pendant les années de répression politique au cours desquelles ces hauts responsables étaient impliqués et pour lesquels elles attendent encore une justice qui tarde à venir malgré les promesses faites par les autorités en place » , écrivent ces ONG dont la voix de sans voix.

Ces défenseurs des droits de l’homme regrette le fait qu’aucun sanctionné n’est poursuivi jusqu’à ce jour.

« A ce jour aucun des individus sanctionnés n’a fait l’objet d’une enquête judiciaire pour être entendu sur les faits qui leur sont imputés. Bien que la majorité de ces hauts responsables ciblés n’aient plus de fonction officielle, certains d’entre eux continuent à occuper des postes de responsabilité alors que d’autres ont été nommés et même promus pour certains à de nouvelles fonctions dans l’armée et dans l’administration au courant de cette année 2020 », lit-on dans la correspondance.

Elles déplorent le mécanisme mis en place pour freiner le fait que les présumés coupables répondent devant la justice.
« des manœuvres sont mises en place pour empêcher toute initiative pouvant conduire à une redevabilité des alliés, entres autres, au pouvoir du Président Tshisekedi pour les abus qu’ils ont commis ».