Par Jonsard Mikanda

La Monusco annonce le retrait progressif de ses troupes sur le sol congolais et la fermeture de ses bureaux.

Annonce faite par la représentante spéciale du secrétaire général de l’ONU en RDC, Leila Zerrougui, au cours de sa conférence de presse ce mercredi 02 septembre à Kinshasa.

« La Monusco n’est présente aujourd’hui que dans 6 provinces de la RDC sur les 26 que compte le pays. Nous sommes en train de démilitariser et fermer des bureaux. La MONUSCO est en train de céder la main aux autorités », signale Leila Zerrougui.

La cheffe de la Monusco qui précise que la responsabilité première de la protection des civils revient au pays, souligne qu’une mission de maintien de paix n’est passe là pour faire la guerre mais pour aider le gouvernement et les autorités sécuritaires à assurer la protection de leur territoire et de leurs frontières.

« Raison pour laquelle, il faut travailler sur les causes profondes des conflits, dont, l’économie de guerre dans le Nord-Kivu, Sud-Kivu et Ituri, accès à la terre et manipulation de l’élément ethnique », soutient-elle.

Dans ses interventions,
Leila Zerrougui a condamné les attaques des élèves dans un centre du TENAFEP et de la dissertation à Masisi au Nord-Kivu et en Isiro au Haut-Uélé.

« C’est inacceptable. Ceux qui ont fait ça sont des criminels sans légitimité. Ils doivent être identifiés et emmenés devant la justice pour répondre de leurs actes », renchérit Zerrougui, qui revèle que « la Monusco n’a pas été sollicitée pour participer à un quelconque dispositif sécuritaire autour des centres d’examen. C’est le rôle régalien des autorités congolaises », a-t-elle ajouté.