Par CAS-INFO

La République démocratique du Congo s’est constituée partie civile dans l’affaire qui l’oppose à Vital Kamrehe, directeur de cabinet du président Félix Tshisekedi, Jammal Samih, patron de Samibo Congo et Jeannot Muhima. Les avocats conseils de l’État congolais interviennent pour solliciter des dommages-intérêts à titre de réparation du préjudice causé par le détournement présumé.

À l’ouverture de la première audience lundi à la prison de Makala, le procureur général a détaillé les charges retenues contre les trois prévenus. Des accusations concernant le détournement présumé d’une cinquantaine de millions de dollars américains alloués aux travaux du programme d’urgence de 100 jours.

Cette première audience est retransmise en direct à la RTNC télévision publique. Ces accusés sont poursuivis pour corruption et détournement des fonds destinés au programme des 100 jours du Chef de l’État.

À Vital Kamerhe, particulièrement, il lui est reproché, outre le détournement présumé d’un peu plus d’un million de dollars, d’avoir usé de son influence et d’avoir distribué des cadeaux dans le cadre d’attribution des marchés.

Les avocats de la défense ont une nouvelle fois réitéré leur demande de remise en liberté provisoire de Vital Kamerhe le temps d’accéder au dossier. Le procureur général a prié le tribunal de n’est pas accéder à cette demande estimant que le conseil du directeur de cabinet du chef de l’État avait tous les moyens de solliciter et de lire toutes les pièces du dossier.