Par CAS-INFO

L’affaire de la dissolution de l’assemblée nationale qui empoisonne sérieusement la cohabitation au sein de la coalition au pouvoir est suivie de près par l’opposition.

Sur son compte Twitter, Olivier Kamitatu, porte-parole l’opposant Moïse Katumbi s’amuse en disant que « les armes de dissuasion massives sont brandies ».

L’ancien proche de Joseph Kabila qui a basculé dans l’opposition en 2015 fait référence à la menace de dissolution de la chambre basse évoquée dimanche dernier par Félix Tshisekedi à Londres ainsi que la réplique de Jeannine Mabunda qui n’a pas exclu des « poursuites pour haute trahison. »

Dans tous les cas, ajoute M. Kamitatu, « Félix Tshisekedi sort gagnant », dans ce bras de fer. Et d’ajouter, « entre une dissolution populaire d’une Assemblée bricolée ou une destitution suicidaire d’un président négocié mais reconnu, la marge de manœuvre des FCC est bien plus que réduite. »

Cette question divise la coalition formée entre le camp de Félix Tshisekedi et celui de son prédécesseur, Joseph Kabila.

Depuis la sortie médiatique de Jeannine Mabunda, Le Cap pour le Changement (CACH) a déployé son artillerie lourde.

Troisième personnalité du CACH, Tryphon Kin Key Mulumba  estime que Jeannine Mabunda jouerait la Nancy Pelosi [Présidente de la Chambre des représentants des États-Unis ndlr], celle-là même qui a signé l’acte de destitution contre le président américain Donald Trump. Mais la speaker de la chambre s’en sortira t-elle vivante dans ce duel avec le Président », s’est-il interrogé.

Entretemps, les députés Tshisekedistes qui ont qualifié les propos de Jeannine Mabunda d’une « provocation de plus venant d’un membre du FCC », attendent d’elle, des excuses publiques.