Par Jean Pierre K

C’est une exigence constitutionnelle et le président n’entend pas s’y déroger. Au pouvoir depuis le 24 janvier 2019, Félix Tshisekedi, s’adressera pour la première fois à la nation ce vendredi 13 décembre, via les deux chambres réunies en congrès.

Un premier grand oral présidentiel aux allures de bilan à mi – parcours. Devant la représentation nationale, celui dont l’élection est toujours contestée par son désormais principal opposant Martin Fayulu, rendra compte sur l’état de la nation en cette fin d’année, aussi agitée qu’incertaine.

Retour en force des ADF

Près d’une année après son accession au pouvoir, Félix Tshisekedi s’expliquera sur les efforts par lui entrepris pour restaurer l’autorité de l’État dans les régions où demeurent encore des poches de résistance. Alors qu’il a ordonné en octobre dernier le lancement des opérations offensives de grande envergure pour venir à bout des ADF à Beni, les rebelles ont perpétré plusieurs incursions sanglantes les unes des autres. Dans l’espace de moins de deux mois, au moins 150 civils ont été égorgés avec une rare cruauté. Ceci n’est pas sans rappeler l’insécurité qui sévit également sur les hauts plateaux de Minembwe dans le Sud Kivu. Ce vendredi devant les élus, Félix Tshisekedi doit rassurer sur les mesures à prendre pour sécuriser davantage les congolais.

RDC, Pays sinistré ?

On serait tenté de le dire au regard des cris d’alarmes qui viennent de partout. Du Kasaï au Kivu en passant par Kinshasa ou l’ex – Equateur, des congolais sinistrés sont à compter par milliers. S’ils n’ont pas été victimes d’incendie comme à Bukavu, ils ont été tués et leurs maisons ravagées par les pluies. Ces deux dernières semaines, Kinshasa et le Kongo-Central ont enregistré au moins 60 morts dans le glissement de terrain et autres. Sans compter les inondations dans le Nord et Syd Ubangi ou encore des centaines de maisons emportées dans le Kasaï. Ce sera l’occasion pour Félix Tshisekedi de dire à la nation, sa réponse efficace face à ces drames à répétition.

Le Chef de l’État est attendu sur d’autres questions comme celles se rapportant à l’amélioration des conditions sociales des populations en cette fin d’année où un dollar américain se négocie à 1780 Fc à Kinshasa. Une inflation qui ne manquera pas d’avoir des conséquences sur le panier de la ménagère dans un pays où l’on vit au taux du jour.

Ses réalisations dans le domaine des infrastructures, la santé, des assurances pour pérenniser notamment la gratuité de l’éducation de base, autant de sujets sur les quels, l’exigente opinion congolaise attend des réponses concrètes de la part de son commandant en chef.