Par Siméon Isako

Dans un article publié ce jeudi 12 décembre, Radio France Internationale (RFI), révèle que les États-Unis d’Amérique seraient derrière les mesures prises par la cheffe de la diplomatie congolaise en limogeant les ambassadeurs de la RDC au Japon Didier Kithima Bin Ramazani et à l’ONU Ignace Gata Mavita.

« Des sources au sein du ministère des Affaires étrangères expliquent que les États-Unis auraient fait pression sur le président Félix Tshisekedi pour obtenir la tête des deux diplomates, accusés notamment de prendre parti pour la Chine, sur le dossier ouïghour. », affirme RFI.

Il sied de rappeler que les décisions signées il y a quelques jours par Marie Ntumba Nzeza, ministre des Affaires étrangères pour limoger l’ambassadeur de la RDC au Japon et à l’ONU continuent à créer la polémique.

Éphémère vice – ministre des affaires étrangères sous Joseph Kabila, Yves Kisombe dénie à la ministre des affaires étrangères les compétences de rappeler définitivement un ambassadeur.

«Ce qui est certain, c’est que la ministre a outrepassé ses attributions, elle n’a pas compétence pour agir dans ce sens-là », a contesté Yves Kisombe.

Selon lui, la mesure de la ministre qui « ne renforce pas » la confiance entre les deux coalitions au pouvoir
« n’est pas régulière et peut effectivement susciter des interrogations sur le plan politique par rapport à la coalition gouvernementale, et à la volonté du président de la République de faire avancer les choses de manière harmonieuse ».

Rien d’irrégulier ni d’anormal, réagit-on au Cach, la plateforme de Félix Tshisekedi. Selon le député Peter Kazadi, avocat et cadre de l’Udps, la décision de Marie Ntumba Nzenza est légale car estime t-il, dans les pratiques « courantes » au Congo–Kinshasa, le président ne signe pas
le président ne signe « jamais » d’ordonnance, pour mettre fin aux fonctions d’un représentant à l’étranger.