Par Jean Pierre K

C’est une main tendue qui pourrait décrisper la tension ambiante enregistrée pendant les deux dernières semaines au sein de la coalition au pouvoir.

Dans un communiqué sanctionnant la fin de sa première retraite politique, le Front Commun pour le Congo (FCC), qui s’était retranché depuis mardi à Kisantu, à 120 km de Kinshasa, s’est montré pacifiste.

La famille politique de Joseph Kabila n’a pas voulu s’inscrire dans la logique de l’attaque frontale avec ses alliés du Cap pour le Changement (CACH) de Félix Tshisekedi.

« Les participants ont exprimé leur soutien aux institutions de la République et à la coalition FCC-CACH au pouvoir ainsi que leur solidarité à toutes nos populations douloureuses affectées au cours de ces deux derniers jours », fait savoir le FCC alors que d’aucuns redoutaient une déclaration de rupture entre les deux alliés à la « cohabitation difficile ».

L’incendie à Kolwezi d’une effigie de Félix Tshisekedi en représailles à une banderole de Joseph Kabila déchirée à Kinshasa a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Pris de colère, Jean Marc Kabund, président intérimaire de l’Udps avait annoncé dans la foulée, la suspension de toutes les discussions avec le clan Kabila.

Mais pour le FCC, l’alliance de gouvernement avec Félix Tshisekedi est un acquis historique. Dans son discours d’ouverture de la retraite politique, Néhémie Mwilanya, coordonnateur de la famille politique de Joseph Kabila avait appelé ses sociétaires à œuvrer avec lucidité pour l’adhésion totale de leurs membres à cette nouvelle dispensation politique.

Par ailleurs, le chef de fil de l’alliance pro Kabila avait plaidé pour la promotion des relations harmonieuses avec le CACH.

« Dans cette optique, l’encadrement de nos militants et la création des passerelles entre d’autres partis du CACH pourraient faire partie de la volonté de Consolider les relations entre les deux alliés », avait déclaré Néhémie Mwilanya.

Toutefois avait-il renchéri, le FCC restera vigilant vis-à-vis de son partenaire quant à l’accomplissement des actes de bonne foi de sa part de contrat, citant par exemple les actes récurrents d’intolérance politique enregistrés ces dernières semaines.