Par CAS-INFO

Le Docteur Mukwege a reçu les applaudissements des personnalités du monde politique occidental et des chercheurs du monde entier. Il était la star du premier Congrès de la Chaire internationale lui dédiée, durant toute la tenue du forum, du 13 au 15 novembre, à l’Université de Liège (Belgique). Mais quoi de mieux qu’un soutien venu tout droit de son propre pays. C’est en tout cas ce que le président congolais n’a pas voulu faire manquer à son compatriote Prix Nobel de la Paix. Malgré son agenda international chargé, Félix Tshisekedi, qui place lui aussi l’enjeu des violences faites aux femmes parmi ses priorités, a dépêché à Liège, sa conseillère chargée de la question, Chantal Mulop.

« Le Docteur Mukwege a montré ses preuves. C’est quand même notre Prix Nobel de la Paix. Il représente vraiment le Congo et tous les problèmes qui sont reliés à la violence faite à la femme. Heureusement qu’il était là pour pouvoir montrer à l’opinion publique internationale ce qui se passe réellement au Congo. », s’est félicité Chantal Mulop, également chargée de la jeunesse.

La représentante du Chef de l’État a eu un tête-à-tête avec le fondateur de l’hôpital Panzi. L’occasion de lui annoncer, de vive voix, que la République, à travers son commandant suprême, se tient à ses côtés, dans ce combat. Elle a également évoqué le fonds global de réparation. Mais aussi, le numéro vert, de dénonciation des auteurs des viols, que le ministère de l’intérieur s’apprête à rendre disponible.

Mais la réussite du Docteur Mukwege pousse la présidence Tshisekedi à valoriser son action. Pour cette raison, le gouvernement congolais s’appuyera sur le modèle Panzi de lutte et de prise en charge des victimes. « C’est un modèle qui a reussi et est salué dans le monde entier, nous devrions l’accompagner et nous en servir », a-t-elle déclaré.

En attendant, Chantal Mulop, compte sur l’engagement des jeunes, filles comme garçons, et les invite à se mobiliser dans la sensibilisation. « Il faut apprendre à la communauté à dénoncer pour qu’on puisse arrêter les criminels et qu’on les juge et pour qu’on puisse bien prendre soin des victimes », a-t-elle lancé.  Montrant que le Chef de l’État met en avant les jeunes dans tous les combats, y compris celui de la lutte contre le fléau de viol.