Par CAS-INFO

C’est pour la deuxième fois qu’il revient publiquement sur cette affaire, devenue un véritable caillou dans sa chaussure. Accusé d’être impliqué dans le détournement des 15 millions de la décote pétrolière, Vital Kamerhe clame son innocence.

Alors qu’il procédait le week-end à la clôture de l’atelier de formation des communicants de son parti, le leader de l’UNC a déclaré devant ses sympathisants ne pas être impliqué ni de loin ni de près dans ce dossier, qui a sérieusement embarrassé la présidence congolaise entre septembre et octobre.

Dans sa ligne de défense, le directeur de cabinet de Félix Tshisekedi déclare que son nom n’apparaît dans aucun des dossiers « que ça soit chez le procureur ou à la brigade contre les crimes économiques, comme celui qui aurait détourné la somme. »

Selon lui, tous les rapports ont démontré que l’opération était régulière et que son nom n’est apparu nulle part.

« Au début, je me disais que les gens s’amusent et quand le président a demandé que le dossier soit transféré chez le procureur, d’abord à la brigade contre les crimes économiques et financier, mon nom n’est apparu nulle part, et l’opération a été jugée régulière », se réjouit-il.

À l’en croire, c’est le comité de suivi des produits pétroliers qui gère dossier depuis 1992 et même légèrement avant.

 » Cet argent qu’on reverse, il y avait une quotité à l’époque pour l’Office des Routes, l’OVD, pour les autres services de l’État, même pour les routes de desserte agricole. On avait tout prévu dans cette parafiscalité pétrolière. Il y avait aussi la décote. Et tout cela tombait dans le compte du comité de suivi des produits pétroliers ».

Mais selon un rapport de l’Inspection générale des Finances, cet argent aurait dû être placé dans les caisses de l’État à la Banque centrale, mais a été viré en mai dernier – à la demande du ministre de l’Économie par intérim Henry Yav Mulang – sur un compte ouvert dans une banque privée, la Rawbank, au nom du Comité de suivi des prix des produits pétroliers, que préside le ministre, et d’où cet argent a depuis été presque intégralement retiré en liquide.

Près de deux mois après l’ouverture des enquêtes, le ministre de la justice a affirmé ce mercredi avoir instruit le procureur général près la cour de cassation d’accélérer le dossier et lui faire rapport dans un délai raisonnable.