Par Amiral Tatu

C’est l’histoire d’un géant minier qui renaît de ses cendres. La Minière de Bakwanga, en « euthanasie » depuis près d’une décennie, a refusé de rendre son dernier soupir, grâce à la volonté du nouveau président, Félix Tshisekedi.

Après plusieurs années marquées par une baisse sensible de sa production, situation qui a eu d’énormes conséquences sur les conditions socioprofessionnelles des agents, la MIBA tente de tourner cette page sombre de son histoire grâce à la société Saint Louis BGM, une firme électro-mécanique canadienne, spécialisée dans le développement de l’industrie et la protection de la couche d’ozone.

Sauver ce qui peut l’être

À Mbujimayi, des agents ont jubilé. Certains n’avaient plus été payés depuis une décennie. Le personnel qui moisissait dans une pauvreté extrême a retrouvé du sourire, la semaine dernière.

Le moins gradé a touché 400 USD. L’opération de paie rendue possible grâce au financement de Saint Louis BGM, concerne les quelques 2. 290 agents et cadres de cette entreprise du portefeuille. Il ne s’agit pas ici d’un salaire mais d’une prime, nuance t-on à la MIBA.

Pour bien maitriser les effectifs des agents MIBA, la firme canadienne a également financé l’opération d’identification biométrique du personnel actif.

Le partenariat avec Saint Louis BGM SARL est très récent et donne déjà des signes d’espoir. Une semaine après la relance de la production, la société canadienne a annoncé avoir produit 3.500 carats de diamants.

Le sort de la MIBA fait partie des sujets de préoccupation du nouveau président congolais. De passage à Mbujimayi pendant la campagne électorale de décembre 2018, Félix Tshisekedi avait promis la relance de la société diamantifère. Plusieurs engins ont été achetés puis acheminés sur place dans le cadre du programme des 100 jours.

Relancer la MIBA est resté un véritable casse-tête ces dernières années pour les autorités congolaises. Plusieurs tentatives visant le redressement de cette société endettée jusqu’au cou n’ont jamais marché. L’intervention de Saint Louis BGM annonce-t-elle le début de la renaissance du géant Mbujimayen ? C’est ce qu’espèrent tous les est-Kasaïens.