Par Jean Pierre K

Son interview dans les colonnes de l’hebdomadaire Jeune Afrique n’a pas suffi à mettre fin à la polémique et rassurer l’opinion.

L’association Congolaise pour l’Accès à la Justice (ACAJ) qui a été en première ligne dans cette affaire ne décolère pas. Son président reste convaincu que cet argent a bien été détourné.

« Contrairement à ce qui est soutenu dans Jeune Afrique, ACAJ confirme que les 15 millions ont été bel et bien détournés », affirme Georges Kapiamba.

Incriminé dans cette affaire, Vital Kamerhe, allié de Félix Tshisekedi est sorti de son silence le week-end. Le directeur de cabinet du Chef de l’État a rejeté toute implication dans ce dossier affirmant que la somme en question n’a pas été détournée.

« Cet argent n’a pas disparu », a-t-il laissé entendre, renvoyant le journaliste au ministère de l’économie dont il dit avoir l’autorité sur le comité de suivi des prix pétroliers.

Convaincue du contraire, ACAJ demande à la justice de mener des enquêtes pour que la vérité éclate.

« Nous appelons le Procureur Général à tout faire pour que les auteir6de ces faits soient arrêtés, jugés et contraints à en remboursement au trésor public », recommande l’ONG.

Mais pour Vital Kamerhe, l’audit « irrégulier » entamé par l’inspection générale des finances sur demande de l’ANR est un petit coup très mal monté. Par ailleurs, M. Kamerhe a considéré cette action comme une rébellion administrative de la part de ces deux organes rattachés à la présidence de la République.