Par CAS-INFO

C’est dans une salle du Palais 12 d’Heysel qui a refusé du monde que le président congolais a rencontré mercredi la diaspora congolaise venue de toute l’Europe. À l’issue d’une visite de travail chargée avec les autorités belges. L’occasion pour Félix Tshisekedi d’exhorter une nouvelle fois ses compatriotes à regagner le pays.

Pas question pour autant de donner l’impression, comme c’est fut le cas au lendemain de son élection, qu’un tel retour se ferait d’un simple claquement de doigts.

« Je connais les réalités d’ici, les engagements professionnels et les responsabilités familiales que vous avez à gérer », a déclaré le Chef de l’État, qui sait de quoi il parle. Lui qui a passé une partie de sa vie comme réfugié politique en Belgique aux côtés de son illustre père, Étienne Tshisekedi. « Prenez votre temps mais n’oubliez pas de rentrer dans votre pays », a-t-il insisté.

Un appel lancé à un public conquis, que Félix Tshisekedi a voulu séduire davantage. Lorsqu’il répète par exemple sa détermination à mettre fin aux tueries perpétrées par les groupes armés dans l’Est du pays. « Tant que ces renégats continueront à tuer les Congolais, je ne resterai pas tranquille », a-t-il prévenu dans une rhétorique qui n’a pas manqué de rappeler un certain Laurent Désiré Kabila et sa guerre totale contre les agresseurs de son époque.

Pour le reste, Félix Tshisekedi a déroulé son bilan de 100 jours au pouvoir. Il a libéré tous les prisonniers politiques. Il est déterminé à désengorger les provinces enclavées. Il va construire les routes et remettre sur pieds les infrastructures de base, etc.  Sans oublier la gratuité de l’enseignement primaire, sa dernière mesure en faveur de l’éducation. Le Chef de l’État rêve d’un Congo dont les enfants sont instruits et tient à remettre une première bourse du gouvernement aux étudiants congolais d’ici avant la fin de son mandant. Il l’a fait valoir aux Congolais de la diaspora.