Par Jean Pierre K

Arrivé vendredi en RDC par Goma (Nord-Kivu), le secrétaire général de l’ONU sera reçu ce lundi par Félix Tshisekedi.

Les échanges entre les deux personnalités tourneront sans doute autour de la crise sécuritaire et l’épidémie à virus Ebola dans la partie Est du pays.

Avant l’étape de Kinshasa, le patron de l’ONU qui arrive en RDC pour la première fois depuis son élection a visité le centre de traitement des malades d’Ebola basé à Goma. Antonio Guterres s’est également rendu à Beni et à Mangina, deux zones touchées par la maladie en plus de l’activisme des rebelles ADF.

Dans une interview accordée à la presse, M. Guterres a estimé que la mission de l’ONU au pays doit faire plus pour assurer la sécurité des civils.

« Un jour, la Monusco fermera ses portes. Pour le moment, il faut faire une révision stratégique, c’est ce qui est en train d’être fait, pour améliorer ce que la MONUSCO fait. C’est aussi pour la rendre plus utile aux yeux du peuple dans tous les domaines (sécurité et politique) », a déclaré Antonio Guterres.

La Monusco est la plus importante mission de l’ONU dans le monde. Avec près de 20.000 hommes pour un budget de plus d’un milliard de dollars, elle reste la mission la plus coûteuse dans l’histoire des nation – unies. Présente dans le pays depuis 20 ans, la Monusco est souvent critiquée d’être inactive.

Lundi à Kinshasa, le secrétaire général de l’ONU évoquera aussi avec le président Tshisekedi la riposte contre le virus Ebola qui a fait plus de 2.000 morts dans l’espace d’une année au Nord-Kivu et dans une partie de l’Ituri.
La maladie a été déclarée urgence sanitaire de portée mondiale par l’OMS mais la mobilisation des fonds promis pour la riposte tarde.